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L’achèvement de la transformation de la distillerie Clacquesin en 1931 s’est manifesté par l’édification de la deuxième cheminée du site dans la cour même de l’usine placée devant à la façade principale. Elément d’architecture industrielle, elle reste un repère dans ce secteur-est de la ville de Malakoff et signale ce lieu d’histoire économique.
La cheminée est de forme ronde offrant ainsi moins de résistance au vent et moins d’oscillations dangereuses. En effet, sous l’effet du vent une cheminée de ce type est animée de vibrations très perceptibles. C’est pourquoi elle est désolidarisée du bâtiment. La cheminée repose sur un socle solide, un soubassement fait de brique et de pierre alternée avec comme fonction d’assurer la bonne stabilité de l’édifice. La cheminée est construite en brique, non pas pour accompagner l’esthétisme de la façade, mais parce que la brique résiste mieux à la chaleur et constitue un bon isolant contre le refroidissement trop rapide de l’air sortant (ce qui ferait chuter le tirage). Son diamètre diminue de bas en haut pour maintenir le tirage car en montant la température des gaz diminue, ce qui entraîne une réduction de leur volume. Elle bénéficie d’un cerclage métallique (15 cercles) placé sur toute la hauteur à intervalle réguliers avec comme fonction de compenser les effets de la dilatation. Elle est surmontée d’un paratonnerre formé de quatre petites pointes actives reliées à un cable de descente unique vers la terre. La cheminée de la distillerie Clacquesin est désormais la seule rescapée des nombreux sites industriels de Malakoff qui possédaient une cheminée de grande hauteur.
Photos archives DRAC-IDF, 2002) |