|
RECHERCHE
DERNIERES MISE EN LIGNE
>>ALLEGORIE
>>MEMOIRE ET ART URBAIN
>>LA FORCE TRANQUILLE D’UN ARBRE REMARQUABLE
>>ENTRE BOULEVARD, COULEE VERTE ET TGV
>>SOUVENIR
>>NATURE ET MEMOIRE
>>DEMARCHE PARTICIPATIVE
>>DESTIN DE DEPORTE
>>DESTIN DE DEPORTE
Les 10 dernières news
Pour protéger la population contre les bombardements durant la Seconde Guerre Mondiale, des abris anti-aériens ont été répartis sur l’ensemble de la commune de Malakoff dans des lieux privés et municipaux. Les écoles ont bénéficié de ce dispositif de défense passive. L’abri anti-aérien du collège Paul Bert existe toujours. Un bouleversant lieu de mémoire. Apparu dès le début des années 1930, alors que les relations avec l’Allemagne se détérioraient, les Pouvoirs Publics ont créé par deux lois en 1935 et 1938 « la défense passive » avec des dispositifs pour limiter les risques courus par la population lors de frappes aériennes et pour organiser les secours. C’est principalement à partir de 1938 que cette organisation a commencé à être mise en place sur tout le territoire notamment avec la construction d’abris anti-aériens.
Le seul abri anti-aérien qui existe encore aujourd’hui dans la commune se situe sous le collège Paul-Bert. Il répondait au prototype de construction adressé au Maire qui définissait la longueur, la hauteur et le profil d’un abri. Il est en effet constitué d’une sorte de couloir en béton, un couloir brisé par des angles droits afin de protéger les occupants de projectiles pouvant pénétrer dans l’abri. Son rôle était de protéger à la fois les élèves et le personnel de l’établissement en cas de bombardement. Le plan de cet abri répondait aux recommandations de « la défense passive ». Sa configuration est classique dite « en crémaillère », un couloir brisé par des angles droits afin atténuer les effets des bombes. A l’intérieur de ces couloirs se trouvaient des bancs en ciment fixés de part et d’autre de la parois. Deux accès existaient, l’un fermé par une trappe côté cour des garçons, l’autre accessible par une échelle en fer donnant sur une porte basse côté rue Paul Bert. Le petit abri pouvait accueillir une petite centaine d’enfants assis face à face dans une relative promiscuité. Nous n’avons pas encore recueilli de témoignage sur l’occupation de cet abri durant la Seconde Guerre Mondiale.. Ce bouleversant lieu de mémoire n’est pas accessible ni visible pour le public aujourd’hui. Sources ; Dossier défense passive, Archives Municipales, 4H7
|