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Alors que depuis 1900, existait un service paramunicipal sous la forme associative qui subventionnait des associations pour l’encadrement socio-éducatif de la jeunesse, la municipalité décide de créer en 1931 un patronage laïque municipal, sur la demande des familles, afin que les enfants dont les parents travaillent soient gardés en dehors des heures de classe avec comme objectif d’apprendre aux enfants à vivre ensemble. Des activités en non mixité et différentes pour les filles et les garçons. Dans sa délibération du 12 novembre 1931, le Conseil Municipal définit concrètement les objectifs visés par la création d’un patronage laïque municipal (1). Il s’agit précise la délibération « de soustraire l’enfant à la rue et à ses mauvais exemples, de combattre dans une certaine mesure, la maladie et l’ignorance. La Municipalité a estimé qu’il convenait de créer, sous forme d’un patronage municipal, un centre où les enfants seront assurés de trouver, en même temps que les principes d’une bonne éducation, de saines distractions et des exercices physiques soigneusement choisis pour faciliter leur développement normal... »
On leur proposait selon leur genre un goûter, des jeux, diverses sorties. Pour les filles : 1 heure de solfège et de chant par semaine, 2 heures de couture le 1er et troisième jeudis de chaque mois et 2 heures d’éducation physique les 2ème et 4ème jeudis. Pour les garçons : 1 heure et demie d’éducation physique, le 1er et 3ème jeudis de chaque mois, trois quart d’heure de solfège et de chant par semaine, et seulement pour les plus grands piscine le 2ème et 4ème jeudis, sur autorisation des parents. Pour les petits, filles et garçons : une demie heure de chant les 2ème et 4ème jeudi.
On notera que les garçons n’avaient pas de programme de travail manuel, mais c’était la pratique de la natation qui devait valoriser leur potentiel physique. Le tout était pratiqué en groupe et, de ce fait, comme l’école de la République, participait à la mise en place d’une sociabilité, faite de solidarité et de fraternité. A noter que le patronage n’offrait pas d’instruction musicale, arts plutôt jugé comme individualité. Il s’agissait donc juste d’occuper les enfants et de leur apprendre à vivre ensemble, une éducation dans le prolongement de l’école. Il faudra attendre la création en 1955 de la Maison de l’Enfance, qui va rompre avec les notions habituelles de patronage par la création d’animations diversifiées dirigées par une personnel qualifié dans différents domaines artistiques comme professeur de danse, de dessins, d’artisanats... Sources Archives Municipales, Thèse « Les politiques culturelles de la municipalité de Malakoff de 1935 à 1977 » , par Aurélie Marteau. (2003) |