|
RECHERCHE
DERNIERES MISE EN LIGNE
>>ALLEGORIE
>>MEMOIRE ET ART URBAIN
>>LA FORCE TRANQUILLE D’UN ARBRE REMARQUABLE
>>ENTRE BOULEVARD, COULEE VERTE ET TGV
>>SOUVENIR
>>NATURE ET MEMOIRE
>>DEMARCHE PARTICIPATIVE
>>DESTIN DE DEPORTE
>>DESTIN DE DEPORTE
Les 10 dernières news
DERNIERE MISE EN LIGNE
Le bâtiment historique de l’Institution Notre-Dame de France à Malakoff a été conçu dès l’origine en 1883 avec une façade côté voie ferrée comprenant un espace spécifique pour y placer une statue de la Vierge Marie représentant la dimension spirituelle et éducative de l’établissement scolaire catholique géré par les religieuses de la congrégation de La Providence de Ruillé-sur-Loir (Sarthe). Pendant la Seconde Guerre Mondiale la statue de la Vierge à l’enfant fut très endommagée par les bombardements aériens massifs de la Luftwaffe en juin 1940 visant des lieux de fabrication d’armement et des terrains d’aviation dans le sud de Paris .
Déjà auteur à l’époque de nombreuses sculptures Jean Joachim (1) était surtout connu pour avoir été le praticien du célèbre sculpteur Pompon qui lui avait confié dès 1922 la réalisation de « l’ours blanc » en marbre de Carrare (œuvre majeure exposée au Musée d’Orsay à Paris), ainsi que celui en pierre de Lens, commandé par le Musée du Luxembourg . Une statue à la beauté intemporelle Aujourd’hui encore, la statue d’art de « la Vierge à l’enfant » en pierre de Lens occupe le fronton triangulaire au sommet de la façade principale. Elle est placée dans une niche architecturale pratiquée dans l’épaisseur du mur au-dessus de l’inscription « Institution Notre-Dame de France ». Elle s’inscrit dans les représentations classiques de la Vierge et de l’enfant avec quelques attributs symboliques. En y associant l’enfant Jésus l’artiste a voulu signifier le lien avec le bâtiment qui accueille des enfants. La Vierge est vêtue d’une robe ample dont les plis sont élégamment retenus par le bras et d’un manteau dont le pan droit est ramené sur le bras gauche et retombe en plis tubulaires offrant une coupe ample et élégante. Elle tient l’enfant Jésus de sa main gauche. La Vierge porte un voile rejeté derrière la tête mais laisse apparaître des cheveux. La tête est ceinte d’une couronne. Son visage penché vers l’enfant est pensif accentué par des yeux fermés. L’enfant Jésus regarde sa mère, attitude plus rare car il est souvent représenté le visage de face. Il tient dans sa main un petit globe surmonté d’une croix symbole de pouvoir et de puissance. Cette sculpture reprend ainsi plusieurs symboles dans l’iconographie chrétienne catholique associés au pouvoir et à la royauté comme la couronne, le globe terrestre qui symbolise le monde avec la croix qui rappelle le Christ, la fleur de lys dans la main de la Vierge symbole de pureté. Il s’agit ici d’une représentation artistique de tendresse qui met en avant la dimension de protection maternelle, la vulnérabilité de l’enfance, mais aussi la force de la foi chrétienne que veut faire partager l’établissement. Jean Joachim a sans doute répondu au commanditaire qui a voulu offrir aux regards une figure protectrice, éducative et inspiratrice. L’artiste a ainsi donné a son modèle une beauté intemporelle. ------------------------------------ 1) A Malakoff on doit aussi à Jean Joachim (1905-1990) d’autres œuvres dans l’espace public : le monument aux morts place du 14 juillet « Le prix de la victoire » et quatre bas-reliefs animaliers sur la façade de l’école Jean Jaurès, rue Jules Ferry.
|