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DESTIN DE DEPORTEE
Paulette Doiselet, déportée à Ravensbrück
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Le foyer Doiselet dans la cité HBM de la rue Hoche était un lieu de passage, de discussions clandestines, de tracts dissimulés sous le linge propre. Dans ce contexte, la jeune Paulette n’est pas une simple spectatrice. Comme beaucoup d’adolescentes de la zone sud parisienne, elle est témoin de l’Occupation, des rafles, des privations. Elle voit sa mère Simone risquer sa vie. Elle comprend vite que résister n’est pas un choix abstrait, mais une nécessité. Déportée, elle échappera du camp de la Mort.

Les archives municipales la citent parmi les résistantes malakoffiotes. Cela signifie qu’elle a participé, d’une manière ou d’une autre, aux activités clandestines :Diffusion de tracts, Port de messages entre militantes, Aide logistique dans les réseaux féminins liés à l’UFF, Observation et signalement de mouvements suspects dans le quartier Les jeunes filles étaient souvent utilisées comme agents de liaison, car elles attiraient moins l’attention. Paulette, par son âge, correspond parfaitement à ce profil.

En juin 1943, Paulette est arrêtée elle aussi dans la même rafle que sa mère Simone. À partir de là, son parcours devient flou. Contrairement à Simone, dont la déportation est documentée, Paulette disparaît presque entièrement des registres. Ce silence n’est pas rare. Les adolescentes déportées, surtout lorsqu’elles n’étaient pas envoyées dans les grands camps centraux, ont souvent laissé peu ou pas de traces administratives. son histoire reste celle d’une jeune fille happée par la violence de l’Occupation, dont la mémoire repose aujourd’hui sur quelques lignes dans les registres municipaux.

Elle réchappera au camp de la mort. De retour à Malakoff, elle n’aura comme sa mère Simone de cesse de témoigner de cette terrible expérience auprès des plus jeunes, notamment les élèves du collège Paul-Bert.

Les pavés de la rue Hoche révèlent deux noms, deux dates, deux vies : Simone et Paulette. Ils découvrent aussi une histoire plus vaste : celle des femmes résistantes, souvent reléguées au second plan, mais dont l’engagement fut décisif. Leur histoire rappelle que la Résistance n’a pas seulement été l’affaire d’hommes armés dans les maquis. Elle fut aussi celle de femmes, de mères, de filles, de voisines, qui ont choisi de dire non au nazisme et à l’occupation.

Pavé de la mémoire au 14 rue Hoche


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