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ETABLISSEMENT CATHOLIQUE
L’Institution Notre-Dame de France
Chronologie 1874-1993
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Héritière dans la dernière moitié du 19ème siècle du grand élan en faveur de l’éducation scolaire avant les lois Jules Ferry, l’institution catholique d’enseignement privé sous contrat Notre-Dame de France marque une place non négligeable dans l’enseignement sur la commune, d’abord des jeunes filles, puis des garçons. Quelques dates depuis la fondation en 1875 par la Congrégation des Soeurs de La Providence de Ruillé-sur-Loir.

1874 : la Congrégation des soeurs de La Providence de Ruillé-sur-Loir (Sarthe) est sollicitée par l’Abbé Eugène Salard, curé nouvellement nommé et premier curé la paroisse de Notre-Dame de Malakoff pour prendre la succession d’un internat libre dirigé par Madame Sergent situé dans le nouveau quartier de la Plaine de Montrouge (Malakoff-Nouvelle Californie). Celle-ci désirant s’établir au centre de Paris céderait aux religieuses sa clientèle scolaire, une quarantaine de pensionnaires et son bail pour une petite maison située rue du Camp Français (aujourd’hui rue Victor Hugo).
 
1875 : en janvier, six religieuses de la Congrégation de la Providence arrivent à Malakoff. Deux de ces religieuses sont aussi chargées de visiter et de soigner des malades à domicile.
 
1876  : une maison contiguë à l’établissement est louée pour y établir un externat et un ouvroir pour les jeunes filles de la paroisse. La Communauté de Malakoff compte alors huit religieuses.
 
1883 : les locaux deviennent vite insuffisants en raison du nombre croissant des élèves. Les soeurs achètent une propriété plus spacieuse située rue du Chemin de Fer, actuellement rue Arblade et prend le nom d’Institution Notre-Dame de France.
 
1889  : deux classes sont construites
 
1893 : l’établissement compte 170 élèves, dont 75 pensionnaires
 
1896 : l’Institution qui a prospéré à bénéficié d’agrandissements successifs. Construction d’une chapelle avec classes, salles de travail, et exhaussement du bâtiment principal.
L’Institution est confrontée à un épuisement de ses ressources dû aux différents travaux des dernières années. Pour se procurer des fonds des « Dames pensionnaires » sont accueillies dans des locaux situés à l’extrémité de la propriété, espace appelé « La maison des Dames ».
 
1903 : la loi française oblige toutes les congrégations religieuses à fermer leurs établissements. Une demande d’autorisation d’exercice est déposée le 6 janvier. Elle est rejetée le 10 juillet. L’oeuvre de la rue du Camps Français et l’Institution Notre-Dame doivent arrêter leurs activités.
 
22 juillet, la Supérieure est mise en demeure de quitter les lieux avec toute la Communauté des Soeurs pour le 25 juillet. La plupart des religieuses partent pour la Maison Mère de leur ordre à Ruillé-sur-Loir (Sarthe).
Quatre soeurs restent à Malakoff, quittent leur habit religieux pour s’occuper des dames pensionnaires et mettre de l’ordre dans les bâtiments.
 
Octobre, l’Institution Notre-Dame de France rouvre ses portes. La Supérieure, Soeur Marie-Théophane Hurrault, sécularisée, est installée à la Maison des Dames d’où elle dirige l’Institution avec d’autres soeurs ayant abandonné leur habit religieux. Elle doit toutefois comparaître devant un juge d’instruction, accusée d’avoir transgressée la loi en rouvrant un établissement congréganiste.
 
1905  : 30 mars, le procès de Soeur Marie-Théophane se termine par une ordonnance de non-lieu.
 
1914 : Les bâtiments de l’Institution sont réquisitionnés par l’armée pour accueillir les blessés de guerre et sont transformés en « ambulance ».
 
1918 : Par mesure de sécurité face aux danger de la guerre, deux anciennes élèves deviennent propriétaire légale des bâtiments le 27 février.
 
1928 : Transformation du préau pour servir de salle des fêtes et de réunions. Le préau est exhaussé.
 
1929  : acquisition pour l’oeuvre par mademoiselle Marguerite Cook d’un terrain de 288m2 contigu à l’établissement et formant l’angle du nouveau boulevard ouvert pour accéder à la gare. Cet achat évite la construction d’un hôtel qui aurait eu une vue directement dans la cour et l’intérieur du pensionnat.
 
1930  : Mademoiselle Marguerite Cook, propriétaire légale des bâtiments fait acte de renonciation. Une société immobilière « Malakoff-Clermont » est créée.
 
1931  : Installation d’une buanderie électrique
 
1933  : La commune de Malakoff décide de remplacer par une longue avenue le sentier qui longe un côté du pensionnat. Une bonne partie de la maison du concierge et le pignon de la maison des Dames est expropriée. Une bande de terrain est prise sur le jardin. L’Institution achète un terrain en location à la Compagnie des Chemins de fer.
En août la Maison des Dames est restaurée, un mur de clôture remonté et un pavillon pour le jardinier-concierge construit. Ces constructions sont financées par les indemnités d’expropriation.
Construction d’un nouveau bâtiment pour accueillir six classes.
 
1935 : Rafraichissement des peintures et achat de mobiliers pour les nouvelles classes. La cour de récréation est cimentée.
 
1938  : Achat d’une petite parcelle de terrain pour éviter des constructions gênantes à coté de l’Institution.
 
1939  : L’Institution est réquisitionnée par l’Autorité militaire en septembre pour la création d’une ambulance (qui ne recevra jamais de blessés), de ce fait, il n’est plus possible d’admettre une seule interne. Fermeture de l’établissement. A la demande de certaines familles, 15 pensionnaires sont reçues à Ruillé-sur-Loir. Les externes bénéficient toutefois de la classe, transférée à La Maison des Dames.
 
1940  : En septembre, malgré les alertes fréquentes lors du passage des avions de guerre, les classes continuent grâce à l’abri souterrain dans une ancienne carrière sous l’école.
 
Abrogation de la loi du 7 juillet 1904 qui supprime le délit de congrégation et permet la reconnaissance des congrégations par décret et autorise tout citoyen répondant aux conditions légales d’enseigner en habit religieux.
 
1941  : Le 24 septembre, jour de la fête de Notre-Dame, les soeurs de l’Institution reprennent l’habit traditionnel de l’Ordre de La Providence au cours d’une cérémonie à la chapelle en présence de monseigneur Beaussart, évêque auxiliaire de Paris.
 
1946 : La statue de Notre-Dame placée sur le fronton de l’établissement, face à la voie ferrée, endommagée par les bombardements durant la guerre, est remplacée. Monsieur Jean-Joachim, sculpteur à Malakoff (créateur également du monument aux morts), réalise la nouvelle statue de la Vierge à l’enfant qui est érigée officiellement en Mai.
 
Le réfectoire est agrandi
 
1947 à 1959 : période de travaux importants : chauffage central au mazout, nouvelle chaudière pour la buanderie, peinture des dortoirs, peinture à l’extérieur, duplicateur, éclairage de la chapelle, tout à l’égout, réparation de la toiture, installation de sanitaires...
 
1956 : octobre, c’est la rentrée, les soeurs enseignantes ne portent plus l’habit religieux breton qui les distinguait, conformément aux nouvelles directives du Vatican (5 août).
 
1960 : L’Institution qui a une bonne réputation n’a plus assez de place pour répondre aux demandes des familles.
 
1961 : 12 mars, les nouveaux locaux sont inaugurés par Monseigneur Hamayon, directeur général de l’Enseignement libre.
Réfection de la maison des Dames et construction d’un petit préau.
 
1962 : Période de travaux d’envergure pour améliorer la vie de l’établissement et l’entretien des bâtiments : réfection de la toiture et de la charpente, installation de douches, nouvel agrandissement du réfectoire, transformation de la cuisine, restauration du poulailler... Les anciennes classes en dessous de la chapelle sont transformées en salles d’étude.
 
1964  : Arrivée de la télévision et du téléphone intérieur
 
1965 : transformation des dortoirs en boxes
 
1966 : La chapelle est entièrement rénovée à l’intérieur et à l’extérieur. Les vitraux et le mobilier du culte sont remplacés.
 
1967  : Installation d’une bibliothèque
 
1968  : Aménagement d’un terrain de sports
 
1970 : La Maison des Dames doit être expropriée pour laisser passer une autoroute en projet. Aménagement de chambres au-dessus des classes construites en 1935.
 
L’Institution devient mixte. On accueille désormais les garçons.
 
1972 : Face à la population scolaire qui éclate, l’Institution consacre un bâtiment aux classes primaires et maternelles.
 
La Société Anonyme Immobilière « Malakoff-Clermont » est dissoute. La Congrégation des Soeurs de la Providence devient légalement propriétaire des immeubles de l’Institution Notre-Dame de France.
 
1975  : Centenaire de l’Institution
 
1982 : Acquisition d’une parcelle de 750m2 le 14 juin pour y construire un terrain de sport.
 
1984  : aménagement d’un terrain de sport et d’une cours de récréation
 
1990 : La communauté des soeurs est scindée en deux. Une maison est achetée à Chatillon sous Bagneux pour loger la nouvelle communauté.
 
En juin, pour la première fois, la soeur directrice de l’école primaire est remplacée par une directrice laïque.
 
1993  : La soeur directrice du collège est remplacée par une laïque
 
Le 4 août, départ définitif des Soeurs de La Providence après 119 ans de présence à Malakoff. Durant cette période, plus de 200 religieuses se succéderont. L’établissement reste sous la tutelle de la Congrégation.

 

 


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