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ENTRE BOULEVARD, COULEE VERTE ET TGV
Le square Eugène Féburier
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Le square Eugène Féburier est un espace vert de proximité situé en retrait du boulevard Lucien Camélinat. Il occupe une position entre trois systèmes de mobilité : le boulevard, la Coulée verte et le haut talus de la ligne du TGV Atlantique. La parcelle est de petite taille, mais sa position au croisement de plusieurs flux urbains lui confère un rôle structurant dans le paysage du quartier. Le square est directement orienté vers la Coulée verte, et se trouve en vis à vis de la trame ferroviaire du TGV

Le square se présente comme une parcelle triangulaire, ceinte d’une clôture basse qui délimite l’espace sans le fermer. Un cheminement court traverse la pelouse centrale invitant à une halte plutôt qu’à une promenade. La végétation repose sur un petit nombre d’arbres isolés qui créent un couvert végétal léger. Autour, des massifs arbustifs structurent les limites.

Le mobilier se limite à quelques bancs, alignés, tous orientés vers la Coulée verte qui déroule sa longue bande de verdure. On voit les silhouettes des promeneurs, les cyclistes tranquilles. La Coulée verte est un flux doux, elle apparaît comme un horizon végétal, un mouvement continu auquel le square répond par l’immobilité.

Le square Eugène Féburier n’est pas un parc de destination : il n’a ni aire de jeux, ni grands arbres (ils sont sur le boulevard), ni vastes pelouses. Sa valeur réside ailleurs, dans sa fonction de respiration et dans la mémoire qu’il porte. Il rappelle que l’histoire d’une ville ne se raconte pas seulement dans ses monuments ou ses grandes avenues, mais aussi dans ces petits espaces verts, où la vie quotidienne croise la mémoire municipale.

En effet, le square est l’un des supports discrets de la mémoire locale de la ville car il porte le nom d’Eugène Féburier depuis 1983, année du centenaire de la commune, lorsque la municipalité décide de baptiser plusieurs espaces publics en hommage aux figures fondatrices de la ville.

Eugène Féburier, premier maire de Malakoff. Élu en 1884, au moment où la commune venait d’obtenir son indépendance vis à vis de Vanves, incarne la naissance administrative de la ville. Dessinateur lithographe de profession, il fut l’un des artisans de la structuration municipale initiale, avant que la maladie ne l’oblige à quitter ses fonctions en 1885.

En donnant son nom à ce square, la ville inscrit dans son paysage quotidien la mémoire de ses origines civiques, rappelant que Malakoff s’est construite grâce à des figures locales souvent modestes mais déterminantes. Il s’inscrit dans la politique malakoffiote de micro espaces verts, complémentaires des parcs municipaux. Ces petits jardins, disséminés dans la ville, forment un réseau de lieux de proximité qui favorisent la qualité de vie et l’appropriation du territoire par les habitants.


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