SOMMAIRE :
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VIE QUOTIDIENNE
Le puits commun de la rue Henri Martin

Le puits commun de la rue Henri Martin situé face au parc Larousse, reste encore aujourd’hui le témoin privilégié des équipements d’accès à l’eau potable pour les usages domestiques des habitants des premières constructions de la ville de Malakoff au 3ème quart du 19ème siècle.

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Le puits commun de la rue Henri Martin situé face au parc Larousse, reste encore aujourd’hui le témoin privilégié des équipements d’accès à l’eau potable pour les usages domestiques des habitants des premières constructions de la ville de Malakoff au 3ème quart du 19ème siècle.

L’eau courante dans les habitations nous a fait oublier son usage collectif obtenu notamment par son puisage pour la vie quotidienne jusqu’à la fin du 19ème siècle y compris à Malakoff.

Pour satisfaire les besoins domestiques en eau de la population et de quelques entreprises comme le lavoir de la rue Ernest Renan (1) les très nombreux maraîchages... ont donc été creusés des puits publics et privés et par la suite la mise en place de bouches d’eau et bornes-fontaines (2).

La petite construction légèrement en saillie sur le trottoir qui se remarque à peine est formée de calcaire et de pierre de taille. Les murs sont recouverts à l’intérieur et à l’extérieur d’un enduit blanc. Le toit de type appentis est couvert de tuiles plates. L’intérieur du petit édifice est classique pour ce type d’architecture vernaculaire, un trou circulaire maçonné. Selon les anciens le puits a été en partie comblé à quelques mètres du sol pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Le puits entièrement fermé par une grille en fer forgé possédait le plus simple des appareils de levage de l’eau avec une poulie dont il reste la fixation sur une traverse en chêne. La corde où pendait le seau se logeait dans la gorge de la poulie. Il suffisait de tirer sur la corde pour remonter le seau chargé d’eau. Dispositif classique de nombreux puits, notamment en ville.(3)

Un autre puits commun est visible sur la rue Legrand. Sa vieille porte en bois a servi un temps comme panneau d’affichage du cinéma le Rex dont le nom est toujours présent. Il semble ne pas avoir été comblé. Des puits privés existent encore dans quelques jardins et cours intérieures privées tout comme les entrées de puits de carrières de pierre.

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1) qui avait son propre puits dont l’eau était tirée par une machine à vapeur

2) En 1899 il existait sur la voie publique de la ville 41 bouches-d’eau et 30 bornes fontaines)

3 )Puits rénové en 2004

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JEUX D’EAU URBAINS
La fontainerie de la place du 11 novembre 1918

Des simples bassins installés au fil des décennies sur la place du 11 novembre 1918, la fontainerie, représentative des jeux d’eau d’aujourd’hui dans les villes, a pris la suite de cet élément décoratif, mais désormais en prenant un rôle à part entière dans l’animation des lieux. Situé face à l’école maternelle Jean-Jaurès, côté rue Béranger, c’est la plus récente fontaine installée à Malakoff.

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Des simples bassins installés au fil des décennies sur la place du 11 novembre 1918, la fontainerie, représentative des jeux d’eau d’aujourd’hui dans les villes, a pris la suite de cet élément décoratif, mais désormais en prenant un rôle à part entière dans l’animation des lieux. Situé face à l’école maternelle Jean-Jaurès, côté rue Béranger, c’est la plus récente fontaine installée à Malakoff.

L’eau toujours présente sur la place du 11 novembre 1918 s’intègre depuis 2013 dans le paysage rénové du centre ville sous la forme d’une fontaine à jeux multiples. La nouvelle fontainerie totalement intégrée dans l’espace urbain ne connaît plus de séparation physique avec le promeneur invité au contraire à traverser cet espace au sec lorsque la fontainerie est à l’arrêt ou ses abords lorsque les jets d’eau sont en activité.

Ludique, la fontainerie avec les quatre bassins prolongeant le sol et les 18 jets d’eau peuvent en effet varier selon les saisons grâce à trois animations : les grandes eaux, le miroir, les marrées. Les équipements hydrauliques et électriques nécessaires au fonctionnement sont centralisés dans un local technique enterré. Les bassins sont alimentés grâce à une réserve d’eau attenante d’une capacité de 25m3.

Dès lors, son rôle n’est plus simplement décoratif, voir, élément architectural de remplacement lorsque fut détruit le kiosque à musique en 1962 et remplacé alors par une grande vasque reprenant la forme octogonale du kiosque.

La fontainerie offre désormais un spectacle à la fois discret et animé, une ambiance nouvelle, un côté ludique au pouvoir rafraîchissant l’été. Tout cela a été possible depuis l’évolution des techniques et l’automatisation qui permet d’animer des espaces urbains.

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PLACE DE LA REPUBLIQUE
Les deux fonctions de la fontaine réverbère

Au début du 20ème siècle, la place de la République représentait un carrefour important au milieu de constructions sans eau courante. Le Conseil municipal de Vanves décide en 1874 d’installer sur la place dans ce qui est encore un quartier de la ville un point d’eau accessible à la population en forte progression et qui manque cruellement de bornes fontaines publiques. Elle est toujours là.

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Au début du 20ème siècle, la place de la République représentait un carrefour important au milieu de constructions sans eau courante. Le Conseil municipal de Vanves décide en 1874 d’installer sur la place dans ce qui est encore un quartier de la ville un point d’eau accessible à la population en forte progression et qui manque cruellement de bornes fontaines publiques. Elle est toujours là.

La petite place de la République située face au périphérique a été fortement impactée lors de la restructuration du quartier de l’extrême nord de la commune dans les années 1960-1970 qui a vu la destruction totale d’un parcellaire issu de la création de cet îlot par Alexandre Chauvelot au 19ème siècle et devenu insalubre. Elle se trouve aujourd’hui réduite à une sorte de rond-point depuis les constructions voisines imposantes notamment l’immeuble de l’Insee et du gymnase Jacques Duclos. Cette place sera probablement une nouvelle fois transformée lors de la démolition prévue de l’Insee et du gymnase dans la rénovation de ce qui deviendra la Porte de Malakoff.

Installation d’une belle fontaine réverbère

La fonte d’art, née au début du 19ème siècle est à son apogée en cette dernière partie du siècle. On choisi donc parmi la gamme de mobilier urbain proposée dans les catalogues une fontaine réverbère permettant ainsi un accès à l’eau et à un éclairage public au gaz.

La fontaine réverbère est mise en place en 1875. Depuis, elle a été rénovée deux fois en 1983 à l’occasion du centenaire de la commune et en 2003 par le sculpteur Garreau par prise d’empreinte sur l’original.

Telle qu’elle se présente à nous aujourd’hui la fontaine réverbère se compose de quatre éléments : un pied, une vasque circulaire en fonte d’où s élance une tige (réduite en hauteur lors des rénovations) surmontée d’un lampadaire. Du bas de la tige arrive l’eau qui se déverse dans la vasque par quatre bouches en bras allongés terminés en gargouille.

La lanterne qui termine le pied est composée de quatre fenêtres de verre (aujourd’hui opaque ?) qui permettaient de protéger la flamme des perturbations extérieures. Le couvercle se termine par une sorte de poignée sommitale en forme de couronne, une sorte de chapeau en fonte percée qui permettait de ventiler la flamme.

Les nombreuses cartes postales du début du 20ème siècle montrent une place en pleine activité, point régulier des rassemblements d’enfants du quartier.

Aujourd’hui la fontaine réverbère en dehors de l’hiver diffuse encore son eau, mais le lampadaire n’a plus de fonction d’éclairage. Elle reste toutefois le témoignage de l’histoire de la vie quotidienne à Malakoff autrefois.

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PARC LEON SALAGNAC
La fontaine aux enfants (Gilbert Privat, 1955)

Maurice Vilette, paysagiste chargé du Parc départemental Léon Salagnac de Malakoff demande en 1951 à Gilbert Privat, artiste de renommée internationale, une fontaine à placer en bordure du bassin qu’il avait créé. Gilbert Privat imagine alors un groupe d’enfants nus assis autour d’un mascaron d’où jaillit l’eau. Il utilisera la forme de la ronde-bosse, technique fréquemment utilisée en sculpture qui permet à l’œuvre d’être posée sur un socle et d’en faire le tour. Employée le plus souvent pour des représentations figuratives, cette technique en trois dimensions était tout à fait appropriée pour une œuvre visible de tous cotés dans un parc public. Elle fut inaugurée en 1955.

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Maurice Vilette, paysagiste chargé du Parc départemental Léon Salagnac de Malakoff demande en 1951 à Gilbert Privat, artiste de renommée internationale, une fontaine à placer en bordure du bassin qu’il avait créé. Gilbert Privat imagine alors un groupe d’enfants nus assis autour d’un mascaron d’où jaillit l’eau. Il utilisera la forme de la ronde-bosse, technique fréquemment utilisée en sculpture qui permet à l’œuvre d’être posée sur un socle et d’en faire le tour. Employée le plus souvent pour des représentations figuratives, cette technique en trois dimensions était tout à fait appropriée pour une œuvre visible de tous cotés dans un parc public. Elle fut inaugurée en 1955.

Pour sa fontaine aux enfants Gilbert Privat commença par créer une esquisse originale en terre cuite patiné en vert d’une hauteur de vingt et un centimètres. Cette première maquette de son travail préparatoire a depuis fait partie de plusieurs expositions consacrées à l’artiste en France.

A travers ses oeuvres ont imagine son goût pour la poésie que l’on retrouve dans ses bustes, têtes, allusions mythologiques, visages d’enfants. Ses nus chantent la gloire du corps avec une prédilection pour les formes féminines et enfantines, aux arrondis moelleux plutôt qu’aux muscles, la douceur à la violence. On le ressent particulièrement bien dans la fontaine de Malakoff : finesse des personnages, délicatesse des visages, tendresse et sensualité.

Il faut prendre la peine d’observer cette sculpture de calcaire blanc au revers plat avec ce groupe de six enfants le regard dirigé vers le mascaron d’où jaillit l’eau de sa bouche,

Gilbert Privat n’est pas n’importe qui, grand Prix de Rome de sculpture (1921), l’artiste a durant toute sa carrière été récompensé par de nombreux prix et médailles notamment celle de la Légion d’Honneur.

Les spécialistes disaient de lui qu’il était très à l’aise en des genres différents. Il passait du monumental à l’intime, du profane au religieux. Sa pratique de la taille de la pierre lui a permis de répondre aux commandes les plus diverses. Il a exécuté des monuments commémoratifs, des stèles, des fontaines décoratives, des statues monumentales, des panneaux décoratifs de paquebots, un chemin de croix, la décoration de façades et de groupes scolaires. Ses aquarelles forcent également l’admiration.

Gilbert Privat est né le 27 mai 1892 à Toulouse, son père était sculpteur sur bois. Il est décédé à Soulac-sur-Mer le 3 août 1969.
 

 

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