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SOMMAIRE :
Les activités
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RECLAME
Les factures illustrées des anciennes entreprises de Malakoff Les établissements industriels implantés à Malakoff dès la fin du 19ème siècle ont adopté un mode de facture imprimée qui présentait dans leur en-tête une vue extérieure ou intérieure du lieu de production. Ce fut le cas notamment des plus importantes entreprises de l’époque. Ces établissements offraient alors une vue, sinon exacte, du moins approchée et se mettaient ainsi en scène quitte a exagérer la proportion des locaux. En savoir +Les établissements industriels implantés à Malakoff dès la fin du 19ème siècle ont adopté un mode de facture imprimée qui présentait dans leur en-tête une vue extérieure ou intérieure du lieu de production. Ce fut le cas notamment des plus importantes entreprises de l’époque. Ces établissements offraient alors une vue, sinon exacte, du moins approchée et se mettaient ainsi en scène quitte a exagérer la proportion des locaux. La facture d’entreprise est devenue au 19ème siècle un support publicitaire, surtout après 1850 et le développement du réseau ferroviaire facilitant la circulation des marchandises. Ces documents dont on trouve les traces aujourd’hui chez les collectionneurs de papiers anciens bénéficiaient des progrès de l’imprimerie et de la typographie. Si la gravure existe sur la facture elle est souvent située en haut à gauche. Mais à partir du 20ème siècle le recours à l’illustration se généralise, le dessin s’agrandit jusqu’à se prolonger sur toute la largueur de la feuille. La typologie et les motifs des dessins reflètent les époques comme le style Art Nouveau et Art Déco.. C’est un document mixte, à la fois imprimé et manuscrit qui foisonne de renseignements divers. On y trouve imprimé le nom du commerçant, des dates de fondation, l’adresse de l’entreprise, son transfert éventuel, l’indication d’une succession, et bien sûr l’étendue de l’activité à Malakoff et ailleurs, les produits vendus, les prix, les délais de règlement des clients..On indique si l’entreprise était aussi dépositaire, grossiste, répartiteur... etc. Quand l’entreprise peut se prévaloir de certains titres elle ne manque pas d’afficher, lauréat, prix, médailles, ancienneté reconnues, présence à une exposition universelle. L’exhibition des médailles, l’avers et le revers figure sur la facture lorsque l’entreprise est également fabricante. Tout cela constitue de surcroît une forme de réclame sur l’entreprise Toutes ces informations permettent aujourd’hui d’avoir des sources historiques sur l’activité commerciales des villes. C’est le cas pour certaines grandes entreprises qui ont marqué la vie industrielle et sociale de Malakoff. Quelques exemples de factures d’entreprises au début du XXème siècle :
AU BON LAIT DE MALAKOFF
Les laitiers-nourrisseurs et leurs étables à Malakoff (1) Le commerce du lait produit sur place en ville avec des vaches à l’étable a connu à Malakoff une intense activité jusque la Seconde Guerre Mondiale. Il y a eu à Malakoff jusqu’à 21 fermes urbaines. La dernière a fermé ses portes dans les années 1960. Retour sur cette insolite présence des vaches au coeur de la ville. En savoir +Le commerce du lait produit sur place en ville avec des vaches à l’étable a connu à Malakoff une intense activité jusque la Seconde Guerre Mondiale. Il y a eu à Malakoff jusqu’à 21 fermes urbaines. La dernière a fermé ses portes dans les années 1960. Retour sur cette insolite présence des vaches au coeur de la ville.
Ce lait des fermes urbaines était aussi livré au domicile des clients dans des seaux ou en bouteille avec une carriole tirée par un cheval comme le montrent plusieurs cartes postales des rues de Malakoff avant 1914 . L’apogée de cette profession se situe sous la troisième République. En 1873 il existe sur la commune de Vanves 8 vacheries à lait dont 6 sur le jeune quartier de Malakoff. Et cette activité n’a cessé de se développer. Ainsi, en 1875 il y avait à Paris 458 vacheries et en banlieue 833 dont près d’une vingtaine à Malakoff. Un article de l’hebdomadaire Républicain ’Rive gauche », écrit alors « qu’on reconnaît Malakoff les yeux fermés ; rien qu’à l’odorat. Les bêtes restent à l’étable une partie de l’année puis vont se refaire une vigueur en province... » Le terme de laitier-nourrisseur avait été admis par l’Académie française dès 1835 qui désigne « celui qui se livre à l’industrie d’engraisser les bestiaux et qui, dans les villes ou les faubourgs, nourrit des vaches à l’étable pour faire commerce de leur lait »(1) La corporation des laitiers-nourrisseurs de la Région parisienne représentait un métier très contraignant qui obligeait à fournir de longues journées, et exercé particulièrement par des migrants. La plupart des auvergnats du Cantal monté à Paris qui se sentaient à l’aise dans ce métier très proche de celui d’éleveur qu’ils connaissaient bien. A ces provinciaux s’adjoignent par la suite des bretons, surtout après 1920. L’on sait par exemple que Géraud Victorien Gaillard, dit Victor, né en 1868 à Anglards de Salers (Cantal) était nourrisseur à Malakoff en 1900 rue Gambetta. L’étable se situait sur le terrain qui accueille désormais le Centre de santé Marie-Thérèse. 21 fermes à Malakoff en 1905 Le nombre important de vacheries à Malakoff s’explique notamment par la forte progression de la population. En 1886 Malakoff compte 8116 habitants. La production de lait frais est à la fois conforté par le fort développement de la consommation du lait, la stabilisation des familles et la construction de l’école en 1875, trois éléments incitateurs et sécurisants pour le commerce des produits laitiers en ville. Les annuaires des laitiers-nourrisseurs de Paris et de la banlieue fournissent de précieuses informations sur l’implantation géographique et le nombre de laitiers nourrisseurs en Région parisienne (2). Concernant la ville de Malakoff les chiffres révèlent l’importance de cette activité. Les fermes produisant du lait à Malakoff sont 17 en 1886, 19 en 1892, 21 en 1905, 12 en 1920, 2 en 1938 pour finir à une seule entreprise avenue Pierre Larousse en 1950. On peut donc estimer qu’au début du 20ème siècle il y avait dans les étables de Malakoff plus d’une centaine de vaches.
L’annuaire de 1890 dresse par ailleurs la liste des 50 marchands de vaches laitières en Région parisienne dont monsieur Joly installé avenue de Chatillon à Malakoff. Les vaches normandes ou flamandes principales races entretenues dans les étables à l’intérieur de la ville de Malakoff durant plus d’un demi siècle étaient soumises durant plusieurs semaines à une stabulation absolue et permanente, nourrie intensément, elles produisaient environ 20 litres de lait par jour en début de lactation. Généralement non fécondées, elles étaient gardées 8 à 10 mois. Comme leur alimentation ne variait pas, elles engraissaient en fin de La guerre de 14-18 à entraîné une forte diminution du nombre de laitiers-nourrisseurs partout en Région parisienne. Malakoff passe de 21 en 1905 à 12 laitiers-nourrisseurs en 1920. Mais les causes de la disparition progressive du métier sont multiples explique Michel Pethieu (3) : « urbanisation, difficultés d’approvisionnement en bétail et en fourrage vert du fait de l’extension des surfaces bâties, réglementation plus contraignante concernant la salubrité des installations et l’état sanitaire des animaux, pression des habitants incommodés par les odeurs et les mouches, le tarissement de l’immigration auvergnate...Et surtout indique-t-il l’amélioration de la qualité des laits de ramassage pasteurisés ou stérilisés, la concurrence des grandes sociétés laitières (Maggi, Fermiers Réunis, Hauser...) et leurs publicités massives.. » 1)Lait d’hier, lait d’aujourd’hui, d’olivier Fanica, Revue d’Ethnozootechnie N°86 (2009) 2)Archives Bibliothèque Historique de la ville de Paris 3)Du lait pour Paris, un métier disparu : laitier-nourrisseur dans la Région parisienne de Michel Pethieu (2003) X Fermer
AU BON LAIT DE MALAKOFF
La ferme centrale de Malakoff, rue Pierre Larousse (2) Les plus anciens habitants de Malakoff se souviennent encore de la dernière ferme de la ville, la Maison Corn « la ferme centrale de Malakoff » du 73 avenue Pierre Larousse en plein cœur de la ville qui comprenait une étable précédée d’une cour avec son abreuvoir. Sur rue une petite maison d’un étage accueillait la boutique de vente du lait. Témoignages. En savoir +Les plus anciens habitants de Malakoff se souviennent encore de la dernière ferme de la ville, la Maison Corn « la ferme centrale de Malakoff » du 73 avenue Pierre Larousse en plein cœur de la ville qui comprenait une étable précédée d’une cour avec son abreuvoir. Sur rue une petite maison d’un étage accueillait la boutique de vente du lait. Témoignages. Dans le quartier nord de Malakoff, on se souvient encore de "la ferme centrale " de la rue Pierre Larousse. Il faut dire que même durant les années 1960 cette entreprise d’un autre âge avec des vaches en plein centre ville avait de quoi surprendre. Elle était encore fortement appréciée des familles.
Cette ferme urbaine comptait en permanence cinq à six vaches dévolues exclusivement à la production du lait destinée à la consommation des familles de Malakoff. Michel Le Bas se souvient quand enfant, il allait chercher du lait frais à la « ferme centrale » de la rue Pierre Larousse.(1) « Tout le monde savait dans le quartier, rapporte-t-il que chaque jour vers 17h30 on pouvait avoir du lait frais. La petite boutique vendait aussi dans des récipients ronds en fer des fromages blancs. La dame du magasin prenait le lait dans des grands bidons blancs à l’aide de mesures d’un litre ou d’un demi litre. A cette époque la laiterie possédait sa propre camionnette. Tous les lundis le laitier revenait avec son véhicule chargé de foin qu’il allait chercher je ne sais où. Je me souviens aussi que durant l’été dans les années 40-50 il montait ses quatre ou cinq vaches du côté de ce qui est aujourd’hui le stade Marcel Cerdan. Dans cette partie sud de Malakoff près du Fort de Vanves il y avait jusqu’à la ligne de chemin de fer beaucoup d’espaces libres, notamment un grand terrain qui appartenait à la Compagnie des Chemins de fer... » L’attraction du changement des vaches Jean Juillet, né à Malakoff en 1933 habitait rue de la Tour et a travaillé durant plusieurs années au magasin « Linos » en face de la « ferme centrale ». Il se rappelle de l’intense activité quotidienne de la boutique. « Matin et soir, dit-il, on voyait des femmes ou des enfants avec leur petit pot de lait en aluminium venir chercher du lait frais. Madame Corn puisait le lait dans une grande cuve avec une louche de décalitre... » Pour la nourriture des animaux « chaque semaine je voyait un camion qui apportait du foin car les vaches n’avaient bien sûr aucune prairie pour se nourrir.. Mais c’est l’échange des vaches toutes les quatre à cinq semaines qui représentait la principale attraction de l’avenue Pierre Larousse, surtout quand une des vaches s’échappait lors de la descente ou la montée dans la bétaillère. » Jean Pierre Mallian, l’ancien projectionniste du cinéma alors situé rue Pierre Larousse se rappelle lui aussi que les vaches étaient changées régulièrement afin qu’elles ne passent pas leur vie dans une étable de ville ... ». L’activité de la ferme était aussi rythmée par l’enlèvement du fumier deux à trois fois par semaine, soit par des marchands de fumier ou bien pris directement par des maraîchers pour leurs champs de légumes. La cessation d’activité de la « ferme centrale » de Malakoff dans les années 1960 a mis fin définitivement à la présence des vaches en plein cœur de la ville. ---- 1) aujourd’hui occupé par le service culture de la Mairie. L’abreuvoir existe toujours. La boutique est aujourd’hui occupée par un magasin de photos La carriole du laitier prête pour les livraisons devant la ferme de la rue Pierre Larousse au début du XXème siècle
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