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SOMMAIRE :
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FEMINISATION
Les combats, les idées, les créations ont aussi des voix de femmes dans l’espace public de Malakoff En ce premier quart du 21ème siècle à Malakoff, des rues et des espaces publics changent doucement de visage et apprennent à prononcer des noms jamais portés, des noms et prénoms de femmes relégués aux marges des plaques de rue. Cette large féminisation depuis les années 2000 intègre la toponymie, l’iconographie, la représentation symbolique.. En savoir +En ce premier quart du 21ème siècle à Malakoff, des rues et des espaces publics changent doucement de visage et apprennent à prononcer des noms jamais portés, des noms et prénoms de femmes relégués aux marges des plaques de rue. Cette large féminisation depuis les années 2000 intègre la toponymie, l’iconographie, la représentation symbolique..
Dans les écoles les enfants découvrent que les héroïnes existent aussi dans la cour de récréation, dans les rues qu’ils traversent, dans leurs lieux de loisirs. Ils apprennent que l’histoire ne se conjugue pas seulement au masculin, que les combats, les idées, les créations ont aussi des voix de femmes dans les espaces publics de la ville.
Sur certains murs des artistes de street art parlent des femmes par des visages, des gestes, des mots. Ces fresques aux couleurs vives ne décorent pas seulement, elles racontent, revendiquent, inscrivent les femmes dans le paysage visuel de la ville. Devant les écoles, les équipements publics, les salles municipales de nouvelles plaques ont été posées. On s’habitue à dire ces noms à voix haute, à les intégrer dans les trajets « je passe par la rue …, on se retrouve devant la maison..., je descend à l’arrêt.. » La langue change et la ville avec elle. La féminisation de l’espace public n’est pas un geste symbolique. C’est une manière de dire que la ville appartient à toutes et à tous, que les femmes y ont leur place, leur mémoire, leur visibilité. Peu à peu, la ville se transforme. Les plaques deviennent des repères, des invitations à se souvenir, à découvrir, à comprendre. Les habitantes devraient se sentir plus présentes, moins effacées, moins invisibles. Les habitantes ou personnalités d’hier reviennent à la lumière, celles d’aujourd’hui peuvent se reconnaître dans les rues et celles de demain trouveront peut-être des modèles. Une autre cartographie La féminisation de l’espace public à Malakoff c’est en fait un geste simple de femmes mais aussi d’hommes. Un geste d’élus et de citoyens-es, puissant, qui dit : « nous nous voyons, nous nous souvenons, nous nous nommons, nous nous inscrivons dans la ville ». Les noms des femmes dans l’espace public ne devraient plus être des exceptions, car la ville et ses habitants-es veulent porter la mémoire de toutes celles qui ont fait vivre la solidarité, la créativité, l’engagement, le dépassement de soi, l’égalité femmes-hommes...
Et Malakoff revient de loin. Avant 2010 les femmes étaient six fois moins représentées que les hommes dans les noms de rues à Malakoff. Ce chiffre comprenait même les anciennes voies portant le simple prénom féminin des anciens propriétaires des terrains qui utilisaient le nom de leur épouse, fille ou maîtresse pour les baptiser. Ce qui montre l’ampleur du déséquilibre. Aujourd’hui 40 lieux portent le nom de femmes qui ont marqué l’histoire locale, nationale ou internationale. Cette féminisation de l’espace public est principalement le fruit d’une politique municipale et des associations féministes menée en faveur des droits des femmes. Aujourd’hui lorsqu’un bâtiment public, un habitat collectif, un espace vert, une rue... est créé il est systématiquement proposé de lui donner le nom d’une femme. La commission municipale de féminisation, composée d’élus, de représentants-es d’associations et d’agents municipaux est chargée d’identifier des femmes dont les parcours, les combats ou les valeurs méritent d’être rappelés à la mémoire collective. Mais aussi des lieux ayant fait l’objet d’une réhabilitation d’ampleur. La commission propose ainsi une liste de femmes soumise au vote des habitants et des usagers. Force est de constater qu’il existe depuis les années 2000 une vraie dynamique pour une plus grande mixité dans l’espace public de Malakoff, une belle œuvre citoyenne de construction d’une culture partagée autour de l’égalité femmes-hommes. Cela va-t-il durer, on est loin de la parité dans ce domaine, sauf si on ose aussi renommer d’un nom de femme un certain nombre de voies et équipements publics malgré les difficultés administratives.
DANS LE QUARTIER HISTORIQUE
La rue Ferdinand Perrot, lotisseur-spéculateur au 19ème siècle Ferdinand Théophile Perrot n’a rien d’un grand personnage de l’Histoire. Pas d’oeuvre, pas de faits d’armes, pas de traces spectaculaires. Et pourtant. À travers les archives, se dessine le parcours d’un homme ordinaire devenu, presque sans le savoir, l’un des acteurs de la fabrique de la ville de Malakoff. De Montrouge où il est né en 1836 à Malakoff où il s’installe en 1870, de champignonniste à propriétaire, lotisseur-spéculateur, l’histoire de monsieur Perrot est aussi celle d’un territoire en pleine mutation dans la dernière partie du 19ème siècle qui va devenir officiellement une ville en 1883. En savoir +Ferdinand Théophile Perrot n’a rien d’un grand personnage de l’Histoire. Pas d’oeuvre, pas de faits d’armes, pas de traces spectaculaires. Et pourtant. À travers les archives, se dessine le parcours d’un homme ordinaire devenu, presque sans le savoir, l’un des acteurs de la fabrique de la ville de Malakoff. De Montrouge où il est né en 1836 à Malakoff où il s’installe en 1870, de champignonniste à propriétaire, lotisseur-spéculateur, l’histoire de monsieur Perrot est aussi celle d’un territoire en pleine mutation dans la dernière partie du 19ème siècle qui va devenir officiellement une ville en 1883. Les sources publiques de l’État-civil, la fiscalité, les notaires, l’armée, la police, la justice, les municipalités etc, nous permettent non seulement de suivre les individus dans leur vie privée, mais également dans leur vie professionnelle, citoyenne, économique et sociale. Ce sont elles qui éclairent le parcours de Ferdinand Perrot et de ses proches, ses lieux de vie, les activités qu’il a exercées, les entreprises qu’il a menées. Ferdinand Théophile Perrot naît le 24 février 1836 à Montrouge. Il est le fils de François Amable Perrot, 46 ans (naissance en 1790) et de Marie Marguerite Gilbon, 31 ans (naissance en 1804), originaires de l’Essonne et du Loiret. Ses parents ont près de 15 ans d’écart d’âge et sa mère n’a que 16 ans quand elle se marie avec son père en 1820. François Perrot est un « journalier », un statut de manouvrier recruté à la journée ou à la tâche et qui, en ville, travaille souvent dans les milieux du bâtiment ou de l’industrie (dans les campagnes, ce sont essentiellement des ouvriers agricoles). Les journaliers appartiennent au XIXe siècle aux franges les plus modestes du monde ouvrier. On trouve une confirmation de ce champ social grâce aux témoins qui signent l’acte de naissance de Ferdinand, probablement amis ou connaissances de ses parents, un maçon et un serrurier. On peut toutefois noter que François Perrot signe l’acte d’une main qui paraît assurée : il ne trace pas son nom mais il l’écrit, ce qui semble indiquer une instruction, même sommaire, incluant l’apprentissage de la lecture et de l’écriture, ce qui n’était pas une évidence dans cette première moitié du XIXe siècle. Ferdinand passe ses jeunes années à Montrouge, territoire qui comprend avant 1860 le Montrouge d’aujourd’hui, mais également les espaces situés dans le XIVe arrondissement de Paris entre le périphérique et Montparnasse (à grosses mailles, le quartier de Plaisance). Il est le cinquième enfant d’une fratrie qui en compte sept, nés entre 1822 et 1845. Quatre filles (Caroline, Désirée, Françoise et une 2nde Caroline, qui porte le prénom de sa soeur aînée décédée) et trois garçons (François, Jules et donc notre Ferdinand). La famille habite au 6, rue du Reposoir, située un peu à l’écart du bourg. Disparue au XXe siècle, elle se situait au niveau de l’emplacement du périphérique, en bord de l’actuel Montrouge. On n’a pas d’éléments à ce stade qui puissent éclairer la jeunesse de Ferdinand, en tout cas jusqu’à son mariage. On peut juste imaginer une enfance modeste, voire pauvre. Il épouse le 22 octobre 1861 à Montrouge, Victoire Françoise Colin, une domestique de 21 ans, née le 21 décembre 1839 à Plesseul dans les Côtes-du-Nord (Côtes-d’Armor). Au moment de son mariage, elle vit également à Montrouge, au 96 avenue du Grand-Montrouge (actuelle avenue de la République). On peut supposer qu’elle réside chez son employeur, possiblement dans une sous-pente, comme c’est souvent le cas pour les domestiques. Victoire a perdu très tôt ses parents. Elle a seulement 5 ans lors du décès de sa mère en 1844, et 8 ans à la mort de son père en 1847. On ignore qui, dans son entourage, l’a recueillie pour l’élever ni à quel âge et dans quelles circonstances elle a quitté la Bretagne pour s’installer à Montrouge. Elle fait certainement partie de ces nombreux bretons et bretonnes qui, au XIXe siècle, débarquent à Paris et s’installent près de la nouvelle gare, dans le quartier de Montparnasse et dans les alentours. Ferdinand quant à lui, âgé de 25 ans, vit toujours chez ses parents rue du reposoir. Sa mère est décédée l’année précédente, son père est toujours en vie, il a 71 ans et il est nourrisseur. Par « nourrisseur », il est très probablement question de « nourrisseur laitier », nombreux dans ce secteur du sud parisien, à cette époque. Les nourrisseurs produisent du lait pour approvisionner quotidiennement les habitants du quartier (1) Métier récent : champignonniste L’acte de mariage indique que Ferdinand exerce le métier de champignonniste. Métier relativement récent, il s’est fortement développé dans les alentours de Paris depuis le début du XIXe siècle, grâce à la présence de nombreuses carrières. Un an après leur mariage, Ferdinand et Victoire ont un fils, Jules François, qui naît le 22 octobre 1862 à Montrouge, toujours rue du Reposoir, où cohabitent donc désormais trois générations. La mention suivante de Ferdinand dans les archives publiques se retrouve dans les listes électorales de 1871. La famille a déménagé et habite désormais au 101 route de Châtillon (avenue Pierre Brossolette), toujours côté Montrouge de la route. Le métier indiqué pour le chef de famille est toujours champignonniste. Il est seul mentionné dans le document puisqu’il est le seul électeur : son fils n’est pas en âge de voter. Victoire n’en a pas le droit puisqu’elle est une femme … Vers la naissance d’une commune Au début des années 1870, le peuplement de la plaine de Vanves est en pleine dynamique. Le mouvement a débuté près de 20 ans auparavant, sous l’impulsion d’un lotisseur-spéculateur très prolifique, Alexandre Chauvelot. Il a créé un village de toutes pièces qu’il a nommé la Nouvelle Californie sur la commune de Vanves. Il a choisi ce nom promotionnel car dans les années 1850, la presse fait le récit de la ruée vers l’or en Californie. Chauvelot fait le parallèle et compare les colons, chercheurs d’or et aventuriers qui partent chercher une vie meilleure et la fortune en Californie, et les ouvriers parisiens qu’il incite à quitter un Paris surpeuplé pour venir en banlieue acheter des petits terrains où construire une petite maison et bâtir une vie nouvelle. Et ça fonctionne ! Le village se développe et en 1870, il a pris forme. Perrot l’un des lotisseurs de Malakoff A la suite de Chauvelot, nombreux sont ceux qui vont se lancer dans la spéculation à la Nouvelle Californie. Certains, assez importants, ouvrent plusieurs rues, comme Turgie et Danicourt (la rue Turgie a été rebaptisée rue Salvador Allende, la rue Danicourt existe encore pour moitié, l’autre ayant été rebaptisée rue Vincent Morris), ou encore Jules Arcole Renault, époux de marie Damis, fille naturelle de Chauvelot, qui vend de nombreuses parcelles de terrains mais également de petites maisons « ouvrières ». Certains spéculateurs, plus modestes, n’ouvrent qu’une seule rue. C’est le cas de Ferdinand Perrot. Comme beaucoup, il a profité du mouvement et tenté de s’enrichir un peu avec les moyens qu’il possédait. Et c’est déjà une indication importante sur son évolution économique et sociale. On se rappelle que le couple est issu de la classe ouvrière. Victoire, orpheline, débute comme domestique. Ferdinand est fils de journalier, la condition la plus précaire dans la classe ouvrière. Au tournant de 1870, le couple quitte donc Montrouge et s’installe tout près, de l’autre côté de la route de Châtillon (avenue Pierre Brossolette), sur le territoire de Vanves (aujourd’hui. Malakoff), au village de la Nouvelle Californie, sur le chemin de la Croix-Blanche, qui tient son nom du lieu-dit. Cette voie est re-nommée à cette époque rue de Malakoff. Elle portera par la suite les noms d’Alsace-Lorraine, Général Leclerc et, aujourd’hui, avenue du Maréchal Leclerc. Le document précise qu’ils habitent au n°31. Plus tard, leur maison sera localisée au 33, soit à la suite à une division de terrain donnant lieu à une modification des numéros, soit parce que leur propriété englobe les deux parcelles. La numérotation ne bouge plus dans les décennies suivantes, pas plus que l’adresse du couple. Le cadastre rénové de 1944 et le cadastre actuel ne présentent pas non plus de modification majeure du bâti sur cette section de la rue, hors rénovations urbaines opérées dans les années 1960 et qui ont vu disparaître plusieurs rues au nord de Malakoff. Aujourd’hui encore, le 33 est situé au coin de l’avenue du Maréchal Leclerc et de la rue Voltaire, et on peut supposer que la maison qui s’y trouve était celle des Perrot et que ce soit eux qui l’aient fait construire. Le déménagement du couple au début des années 1870 est-il le résultat d’une opportunité (achat de terrain et construction d’une maison), s’inscrit-il dans un cadre plus professionnel (Perrot exploite des champignonnières dans le secteur), est-ce que les projets de spéculation foncière sont déjà envisagés ? Toujours est-il que le 3 juin 1875, ils font l’acquisition d’un terrain d’1,3 hectares contigu à leur maison. Certes, le foncier n’est pas hors de prix, loin de là. On est à l’extérieur des fortifications de Thiers, hors de Paris donc. Le village, est peuplé d’ouvriers et de petits commerçants. C’est néanmoins un saut pour le couple Perrot, qui doit débourser 36 897, 70 francs pour cet achat, dont une partie à crédit. Le couple Perrot ouvre donc une voie de 8 mètres de large dans le terrain acquis. Et quand on dit « ouvrir », il s’agit simplement d’un espace très virtuel, en terre, sans aucune forme d’équipement, sans étude préalable pour l’écoulement des eaux de pluie, et sans qu’on sache comment le tracé se matérialise. Si ce n’est, au fil des ventes de terrains et des constructions de maisons, par l’installation de barrières par les propriétaires qui viennent borner la voie. Dans les décennies suivantes, ils vendent de nombreuses parcelles de part et d’autre de la nouvelle rue, ainsi que le long de la voie des Plâtras (puis rue Dupont, auj. rue Gambetta). Les actes notariés nous permettent de connaître le détail de ces ventes et, notamment, de savoir qui sont les acquéreurs, d’où ils viennent, à quelles catégories socio-professionnelles ils appartiennent. Un dépouillement exhaustif de ces actes permettra donc d’avoir une sociologie complète du premier peuplement de la rue. Un lotisseur exigeant Les actes notariés nous donnent également des indications précieuses sur la façon dont les lotisseurs travaillent. Ils imposent des obligations à leurs acquéreurs, auxquels ils accordent également des droits. Cela leur est d’autant plus facile qu’ils demeurent propriétaires des rues qu’ils ont ouvertes, lesquelles, pour la plupart, n’entrent que bien plus tard dans le domaine public en étant classées au rang des voies communales. Les acquéreurs peuvent utiliser le puits creusé à proximité, seul accès à l’eau en absence de réseau d’adduction, à condition de l’entretenir, y compris la poulie et le sceau. Ils peuvent bien sûr circuler à leur convenance dans la rue, mais ils doivent s’engager à contribuer aux frais de pavage et cailloutage si la majorité des riverains le décide, au prorata de la longueur de leur terrain sur la rue, et jusqu’au milieu de la chaussée. Obligation également de participer aux frais d’installation d’éclairage au gaz, toujours sur décision majoritaire des riverains. Enfin, les propriétaires doivent maintenir la rue en état de propreté et d’accès en évitant, par exemple, d’y déposer du matériel de construction, des gravats etc. Perrot ajoute une autre condition, qui lui est propre : la possibilité de continuer à exploiter les champignonnières qui se trouvent dans les carrières, en-dessous des terrains vendus. Par exemple, dans la vente du 27 juin 1879 à Jules et Victorine Gérard, Ferdinand Perrot se réserve le droit d’exploiter les vides et carrières jusqu’en 1897. Cette condition devant s’imposer aux acquéreurs du couple Gérard s’il devait vendre le terrain avant cette date. Une évolution dans l’échelle sociale Le métier de champignonniste de Ferdinand Perrot et ses activités de spéculateur depuis 1875 le font grimper dans l’échelle sociale. Les premiers indices de cette évolution apparaissent lors du recensement de 1882, dans lequel il n’est plus qualifié de champignonniste, mais de propriétaire. Victoire est quant à elle identifiée comme rentière. Ce changement lexical est assez typique de l’époque et se retrouve au fil des actes notariés. Plusieurs lotisseurs-spéculateurs, auparavant artisans ou commerçants, sont « upgradés » après un certain nombre de ventes de terrains. Cela n’implique pas forcément qu’ils aient arrêté d’exercer leur métier, mais que leur niveau de richesse et leur statut social ont changé. Le fils de Ferdinand et Victoire, Jules, a 20 ans lors du recensement de 1882 et il est étudiant. Cet accès aux études supérieures est également un marqueur de progression sociale. Dans le milieu d’origine de ses parents, sauf exception, on ne fait pas d’études. Au contraire, on travaille au plus tôt afin de subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille. Cette ascension, commencée par ses parents et poursuivie par le fils, se confirme dans les années suivantes. Dans son acte de mariage avec Eugénie Aline Bail le 26 novembre 1887, Jules est qualifié d’employé. Dans l’acte de naissance de sa seconde fille Aline le 20 mars 1890, il exerce la profession de banquier et s’est installé à Paris, rive gauche, rue de Cluny. Un autre élément éclaire l’accession au rang de la petite bourgeoisie de Ferdinand et Victoire. Lors du recensement de 1896, le couple vit avec leur petite fille Aline, âgée de 6 ans, mais également avec une jeune domestique de 23 ans, Pauline Rougé. Le champignonniste, fils de journalier et la jeune domestique s’installent donc, dans l’âge mûr, dans le confort d’une vie aisée. Ils continuent encore à vendre des terrains dans la rue Perrot pendant plusieurs années. Victoire décède chez elle le 12 juillet 1910 à l’âge de 71 ans. Ferdinand lui survit quelques années et finit par la rejoindre le 18 février 1917 à l’âge de 80 ans. Tous deux sont décédés dans leur maison. Quelle postérité ? Ferdinand et Victoire n’ont donc laissé que peu de traces en tant qu’individus. En revanche, avec les autres spéculateurs-lotisseurs de cette seconde moitié du XIXe siècle, ils ont contribué à donner à ce noyau urbain originel du nord de la commune de Malakoff l’aspect qu’on lui connaît encore aujourd’hui, pour ce qui subsiste. Car une grande partie a disparu, et ça devait être pire. Le village de la Nouvelle Californie avait son emprise pour moitié sur la zone « non aedificandi », c’est à dire la zone militaire normalement non constructible, contiguë aux fortifications (partie aujourd’hui entre les boulevards des maréchaux et le périphérique). Toutes les habitations construites sur la zone sont détruites dans la décennie 1940. Après guerre, des opérations d’urbanisme sont prévues dans l’extrême nord de la commune qui voient la disparition de rues et de quartiers entiers et la construction de grands immeubles. Quelques années plus tard, ce sont de nouvelles destructions qui affectent les quartiers situés le long de la voie de chemin-de-fer, sur le tracé prévu de l’autoroute A10 qui doit venir jusqu’aux portes de la capitale (projet non réalisé, la coulée verte en a pris la place). La rue Perrot a non seulement échappé à toutes ces opérations, mais elle a quasiment conservé la physionomie qui était la sienne dès l’origine. Maisons ouvrières ou plus bourgeoises, immeubles de rapport de 3 étages en pierres et briques et quelques constructions abritant des activités de petite industrie. Elle a également conservé le nom de son créateur, alors que beaucoup de rues de la commune ont été rebaptisées avec des patronymes plus célèbres, très certainement légitimes, mais qui ont fait disparaître le lien avec une histoire plus locale. Enfin, le plan d’urbanisme intercommunal en cours en 2026 protège l’habitat de la rue et lui assure une pérennité pour le années à venir. Pourvu que ça dure… David Berthout X Fermer
MALAKOFF A LA CAMPAGNE
Premiers chemins et premières rues Grâce à la carte dite « des chasses » du Roi dressée entre 1764 et 1773, on connaît le premier quadrillage de la Plaine de Montrouge qui deviendra Malakoff en 1883. Il s’agissait de 14 chemins tracés par l’usage pour y exploiter les champs de cultures, les pâturages, les bois et quelques grands axes où circulaient les diligences vers les villes de province. La plaine de Montrouge au 18ème siècle et la première moitié du 19ène, c’était la campagne. En savoir +Grâce à la carte dite « des chasses » du Roi dressée entre 1764 et 1773, on connaît le premier quadrillage de la Plaine de Montrouge qui deviendra Malakoff en 1883. Il s’agissait de 14 chemins tracés par l’usage pour y exploiter les champs de cultures, les pâturages, les bois et quelques grands axes où circulaient les diligences vers les villes de province. La plaine de Montrouge au 18ème siècle et la première moitié du 19ène, c’était la campagne.
14 chemins sur la carte des Chasses au 18ème siècle sur la Plaine de Montrouge
- Route des plantes ou du pendu (menait du Petit-Vanves à la Croix de Vanves
désormais dans Paris). Cette route a disparu lors de la construction des fortifications.
- Route des platras. Chauvelot la nomma rue de San Francisco, devint par la suite en 1871 rue Dupont puis, en 1885, rue Gambetta. - Route du rideau, devint la rue de Beauvais, puis avenue Pierre Larousse en 1882
- Route de l’Orme, devint route de Montrouge, puis en 1944 rue Gabriel-Péri
- Grand chemin de Paris à Chevreuse, devint la route de Chatillon (RN 306), puis en 1944 avenue Pierre Brossolette.
- Voie dite Fosse pied d’âne, devint en 1833 rue des épinettes, puis avant 1884 rue Augustin Dumont, puis avenue, avec des arbres en 1912. Aujourd’hui, il n’y a plus d’arbres, mais la voie a gardé son nom d’avenue.
- Voie des Is, devenue rue des Is, puis en 1887 rue Paul Bert.
- Voie des fosses rouges, devenue en 1902 une voie de dix mètres de large et prit le nom de rue Etienne Dolet. Garde toujours à l’extrémité du chemin initial le sentier des Fosses rouges.
- Voie Darpignol, devint la route de Vanves à Arcueil, puis la voie d’Arcueil pour arriver à la rue Paul Vaillant-Couturier.
- Voie des aumônes, devenue en 1902 rue Hoche
- Chemin d’Issy à Chatillon, devenu voie d’Issy
- Voie de Vanves à Bagneux, qui a disparue en étant intégrée dans des domaines privés.
- Voie de Vanves à Chatillon, devint voie de Chatillon, puis en 1946 rue Louis Girard .
- Chemin de la Fourche, devint en 1902 rue de Clamart, puis en 1948 boulevard des Frères Vigouroux
Voies nouvelles repérées sur le plan de 1833
- Voie des Groux appelée aussi voie Garmant
- Voie de Roissys ou des platrières (c’est l’époque des carrières à Malakoff) - Voie de la Croix blanche, rebaptisée par Chauvelot rue Malakoff, puis boulevard du Général Leclerc ![]()
Vers 1880
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DEBAT
La porte Didot aurait pu s’appeler Porte Malakoff A plusieurs reprises depuis la création officielle de la ville de Malakoff en 1883, le nouveau Conseil municipal à réclamé que soit donnée un nouveau nom à la Porte Didot "Porte de Malakoff" suivant l’usage presque constant de donner aux portes de Paris le nom des localités de l’extérieur auxquelles elles donnent accès. Durant plus de dix ans auront lieu des pourparlers interminables. Malakoff perdra la bataille en 1896. En savoir +A plusieurs reprises depuis la création officielle de la ville de Malakoff en 1883, le nouveau Conseil municipal à réclamé que soit donnée un nouveau nom à la Porte Didot "Porte de Malakoff" suivant l’usage presque constant de donner aux portes de Paris le nom des localités de l’extérieur auxquelles elles donnent accès. Durant plus de dix ans auront lieu des pourparlers interminables. Malakoff perdra la bataille en 1896.
Les pourparlers commençaient à peine à s’engager que le Conseil Municipal recevait le 5 mai 1890 une lettre du Préfet de la Seine déclarant que la porte ne serait ouverte sur les fortifications que si la commune participait à la dépense pour 17.695 francs. Le Maire de Malakoff protesta et demanda audience au Préfet. Il s’en suivit une série de démarches : -10 août 1890, nouvelle demande d’audience au Préfet et au directeur des travaux
-22 février 1891, communication d’une pétition de nombreux habitants de Malakoff réclamant l’ouverture d’une porte dans les fortifications
-12 juillet 1891, avis donné au maire de Malakoff que les habitants de la rue Didot à Paris s’étaient pour leur part cotisés pour une souscription rapportant 6.500 francs, soit un tiers de la dépense.
-9 janvier 1895 adhésion donnée par le génie à l’ouverture d’une porte dans la courtine 76-78
-13 mars 1896 le Préfet de la Seine réclame à la commune de Malakoff 8.500 francs, une somme forfaitaire représentant la contribution de la ville pour la dite porte tant souhaitée.
-17 mai 1896 finalement un décret déclarant d’utilité publique les travaux à exécuter pour l’ouverture d’une rue donnant accès à la Porte Didot entre la rue Chauvelot et le glacis des fortifications.
Malakoff a perdu la bataille. Il n’y aura pas d’ouverture dans les fortifications portant le nom de Malakoff. Les fortifications détruites, l’accès de Malakoff à Paris gardera le nom de Porte Didot.
PREMIERS QUARTIERS
Des rues qui rappellent le début de la ville L’histoire de Malakoff par ses appellations de rues se lit à travers les noms d’anciennes familles de propriétaires de terrains qui ont urbanisé la plaine de Montrouge au 19ème siècle. Elle se remarque aussi par des noms énigmatiques rappelant l’existence du premier quartier de Malakoff formé près de la célèbre tour élevée à la gloire de l’armée de l’Empereur Napoléon III. Des passages et des allées, de petites voies ouvertes en fonction des besoins signalent aussi que sous nos pieds, la ville est percée de carrières et d’anciennes champignonnières, et qu’elle était par endroit couvertes de vignes. En savoir +L’histoire de Malakoff par ses appellations de rues se lit à travers les noms d’anciennes familles de propriétaires de terrains qui ont urbanisé la plaine de Montrouge au 19ème siècle. Elle se remarque aussi par des noms énigmatiques rappelant l’existence du premier quartier de Malakoff formé près de la célèbre tour élevée à la gloire de l’armée de l’Empereur Napoléon III. Des passages et des allées, de petites voies ouvertes en fonction des besoins signalent aussi que sous nos pieds, la ville est percée de carrières et d’anciennes champignonnières, et qu’elle était par endroit couvertes de vignes. Les traces du passé marquent principalement le nord de la ville : noms de rues, bâti ancien, parcellaire...en disent long sur un territoire urbanisé sans plan prédéfini. Villa Adnot (propriétaire d’un premier passage)Passage Archin (ancien propriétaire des lieux) Villa Bourgeois (nom du propriétaire du terrain) Rue François Belloeuvre (conseiller municipal, de Vanves en 1859) Rue et porte de Brancion (colonel tué lors de l’attaque du bastion de Malakoff (Crimée) Rue Caron (nom du propriétaire du terrain)
Rue Alexandre Chauvelot, chansonnier, puis promoteur immobilier, créateur de la Tour Malakoff, 1(797-1861) Impasse du Clos (anciens terrains couverts de vignes au 19ème siècle) Rue du Clos-Montholon (secteur consacré à la vigne au 19ème siècle) Rue Danicourt (propriétaire de terrain, et donateur d’une parcelle pour construire l’église de Malakoff) Place Charles Désiré Joseph Dépinoy, (propriétaire de terrain, maire de Vanves de 1853 à 1864) Rue Drouet-Peupion (répartiteur élu) Sentier des fosses rouges (site de carrières d’argile rouge sur Malakoff) Impasse des Groux (emplacements d’anciennes champignonnières au 19ème siècle)
Rue du lavoir (comme son nom l’indique) Villa Geneviève (quartier maraîcher à la fin du 19ème siècle) Rue Legrand (propriétaire des terrains près de Paris) Rue Alexis Martin (maraîcher, adjoint au maire de Malakoff, (1878-1938) Passage Michelin (conseiller municipal) Passage négriers (en références aux arbres fruitiers présents au 19ème siècle) Passage du Nord (ouvert en 1878) Sentier des Nouzeaux (anciens pâturages et vignes au 19ème siècle) Ferdinand Perrot (conseiller municipal)
Passage du Petit Vanves (secteur le plus ancien de Malakoff) Rue du Pierrier (référence aux carrières de pierres à bâtir au 19ème siècle) Rue Renault (marchand de terrain à Malakoff au 19ème siècle) Allée de la sablonnière (site d’exploitation de glaisières et de carrières à moellon au 19ème siècle) Rue Savier (propriétaire de champignonnières au 19ème siècle) Rue de Scelle (conseiller municipal à Vanves en 1859) Passage du théâtre (lieu proche des guinguettes installées par Chauvelot) Passage du tir (lieu fréquenté par les troupes du Fort de Vanves pour l’entrainement) Rue de la Tour (en référence à la Tour Malakoff au centre du village La Nouvelle Californie, site historique du coeur de la ville devenue Malakoff) Rue de la Vallée (en référence à la vallée d’Inkermann réalisée dans le parc d’attraction de Chauvelot, à coté de la Tour Malakoff) X Fermer
VOIES PUBLIQUES
Les rues de Malakoff en 1900 L’état de l’urbanisation d’une ville peut se lire par ses voies de communication à un moment donné. Les renseignements administratifs publiés en 1901 donnent quelques indications sur la voirie de la jeune commune de Malakoff. Ainsi, à la fin du 19ème siècle, la longueur des voies de communication ouvertes sur le territoire de la commune de Malakoff était de 30 km classée en six catégories : routes départementales, chemins de grande communication, chemins vicinaux ordinaires, chemins ruraux, voie urbaine, voies particulières et voies non classées. Ces appellations montrent une ville traversée déjà par de grands axes mais aussi un territoire qui possédait encore des espaces non bâtis accessibles par « des chemins ruraux ». En savoir +L’état de l’urbanisation d’une ville peut se lire par ses voies de communication à un moment donné. Les renseignements administratifs publiés en 1901 donnent quelques indications sur la voirie de la jeune commune de Malakoff. Ainsi, à la fin du 19ème siècle, la longueur des voies de communication ouvertes sur le territoire de la commune de Malakoff était de 30 km classée en six catégories : routes départementales, chemins de grande communication, chemins vicinaux ordinaires, chemins ruraux, voie urbaine, voies particulières et voies non classées. Ces appellations montrent une ville traversée déjà par de grands axes mais aussi un territoire qui possédait encore des espaces non bâtis accessibles par « des chemins ruraux ». Deux routes départementales
- route départementale 29 qui partait de la Porte de Chatillon, formait la limite séparative des territoires de Montrouge et de Malakoff. La chaussée était pavée et dotée de trottoirs avec des arbres. Cette voie possédait un égout.
- route départementale 30 partait de la porte Brancion sur le territoire de Vanves et comportait une partie sur Malakoff. Elle possédait une chaussée pavée et deux trottoirs plantés. (Elle recevra le nom d’avenue de Paris en 1909)
Quatre chemins de grande communication
- chemin de grande communication 50 partait du quai d’Issy-les-Moulineaux et traversait la commune de Malakoff sur toute sa longueur (1350m) entre la ligne de chemin de fer et Montrouge. Ce chemin, d’une belle largueur pour l’époque (14m), était pourvu d’une chaussée pavée de 7,20m de largueur et de deux trottoirs en partie plantée. L’axe de la chaussée était occupé par la ligne de tramway de Boulogne-Vincennes. Ce chemin possédait un égout sur toute son étendue
- chemin de grande communication 61 partait de la route nationale à Issy-les-Moulineaux et empruntait sur le territoire de Malakoff, l’avenue Pierre Larousse sur près d’un kilomètre. Sur ce parcours, la largueur du chemin était de 12 mètres avec une chaussée et des trottoirs pavés. Sur l’axe de cette chaussée était établie la voie de service du tramway de Vanves-Champs de Mars. L’égout sera réalisé en 1901. Après un changement de direction ce chemin empruntait la rue Augustin-Dumont.
- chemin de grande communication 62 démarrait au pont du chemin de fer du Clos-Montholon et traversait la commune sur 1500m. Ce chemin était pourvu d’une simple chaussée d’empierrement avec accotements en terre plantés. Il donnait passage à la ligne de tramway Malakoff-les Halles. Bien avant 1842, cette route s’appelait « route stratégique du fort d’Issy au fort de Vanves, et du Fort de Vanves au Fort de Montrouge. Elle prendra le tracé actuel lors de l’aménagement de la zone du fort de Vanves en 1931. Elle prendra le nom de boulevard Stalingrad en 1946.
- chemin de grande communication 72 partait de la route nationale à Issy-les-Moulineaux et traversait le territoire de Malakoff sur environ 500m. La chaussée était empierrée avec des bordures de trottoirs et caniveaux pavés.
Trois chemins vicinaux ordinaires
Le réseau de chemins vicinaux ordinaires représentait 1,4km au total répartis sur trois chemins : chemin dit de Paris démarrant rue de Beauvais et se terminant à la Porte de Vanves. Il bénéficiait d’un bon pavage. Le chemin empierré d’Arcueil démarrait au chemin de fer de l’Ouest pour terminer à la route départementale 29. Le chemin de Bagneux à Vanves partait du chemin de fer jusqu’à la route stratégique. Il était en terre.
Chemins ruraux
Malakoff avait encore une surface agricole non négligeable. La longueur des chemins ruraux en témoignent. En 1900, ils représentaient près de quatre kilomètres. Ils avaient par ailleurs la particularité d’être à l’état de sol naturel avec tous les inconvénients d’entretiens.
La voirie urbaine
En 1900, Malakoff possède déjà 58 rues représentant plus de 13 km (194 en 2010). La majeure partie de ces voies urbaines était pavée. Quelques unes seulement possédaient un égout. Le pavage des rues s’effectuait encore à cette époque au compte des propriétaires riverains par l’application d’un ancien usage en vigueur dans la commune.
Voies particulières et voies non classées
Il faut imaginer la configuration du quartier nord de Malakoff au tournant du siècle, un territoire compris dans la zone des fortifications de Paris entre la porte de Chatillon et la Porte de Vanves. Un nombre considérable de petites voies non viabilisées, accessibles au public ou appartenant à des particuliers présentait une longueur totale de plus de 3,6km.
L’entretien de ces voies communales avait été donné à bail à un entrepreneur à compter du 1er janvier 1898. On imagine qu’à cette époque, les voies étaient particulièrement malmenées par les voitures à chevaux, et très sales. Le 3 avril 1900, le Conseil municipal approuva même l’enlèvement des boues sur les chaussées. L’enlèvement avait lieu tous les jours dans toutes les rues de la commune, le matin avant 11 heures.
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Sources : Malakoff, notice historique, Montévrain, 1901.
PAVE DANS LA MARRE
Les déboires de la rue Augustin Dumont en 1884 On peut se faire une idée de ce que représentait comme difficulté en 1884 la mise en œuvre pour la nouvelle municipalité de Malakoff d’une voirie de qualité. Tout porte à croire que les rues de l’ancien quartier de Vanves n’étaient pas les mieux entretenues de la commune en partie à cause des riverains à qui incombaient à l’époque le pavage de leurs rues. Un article paru dans l’hebdomadaire « Le bon citoyen de Malakoff » le 3 février 1884 se faisait l’écho de l’indignation générale du mauvais état de la rue Augustin Dumont, déjà l’un des axes importants de la nouvelle ville. En savoir +On peut se faire une idée de ce que représentait comme difficulté en 1884 la mise en œuvre pour la nouvelle municipalité de Malakoff d’une voirie de qualité. Tout porte à croire que les rues de l’ancien quartier de Vanves n’étaient pas les mieux entretenues de la commune en partie à cause des riverains à qui incombaient à l’époque le pavage de leurs rues. Un article paru dans l’hebdomadaire « Le bon citoyen de Malakoff » le 3 février 1884 se faisait l’écho de l’indignation générale du mauvais état de la rue Augustin Dumont, déjà l’un des axes importants de la nouvelle ville. « Et si nous causions un petit instant de l’une des rues les plus propres de Malakoff. La rue en question est appelée à être l’une des plus importantes de notre localité. Je veux parler de la rue qui commence route de Montrouge, en face la rue des Clozeaux et qui finit route de Chatillon.
Cette rue s’appelait d’abord Voie fosse au Pied-d’âne, puis, voie des Epinettes et, aujourd’hui en 1884, on lit sur les plaques : rue Augustin Dumont.
Les habitants de Malakoff et de Vanves, la gare de Vanves-Malakoff, les tramways de Fontenay-aux-Roses et de Chatillon, pourraient et, si elle était praticable, susciter dans cette rue une très grande animation.
Cette malheureuse rue Augustin-Dumont, a-t-elle fait dire des milliers de paroles et couler des flots d’encre !. Je vous assure qu’il faut être armé d’un certain courage pour s’aventurer dans ces parages boueux et fangeux.
Ventre de biche ! que ne lui a-t-on laissé à cette coquette rue Augustin Dumont son antique appellation de Voie fosse du Pied-d’âne ! Il rendrait si bien encore la situation actuelle. Je suis bien certain que, sur son long parcours et dans ses profondes ornières, on pourrait enterrer harnachés tous les ânes de Robinson...
Un pavage urgent
Que signifie un délaissement pareil ? Les membres de l’ancien Conseil municipal de Vanves ne traversaient donc cette rue boueuse que sur des échasses Solognottes ?
D’après nos informations voilà d’une façon très sommaire ce qui a été fait. Le Conseil municipal de Vanves avait pris vigoureusement en mains cette affaire qui intéresse un grand nombre d’habitants. Par une délibération en date du 16 février 1880, le pavage de la rue est décidé. Messieurs Lavergne et Renault sont présents et votent ce pavage. Monsieur Renault fait même remarquer qu’il est vendeur d’une grande partie des terrains bordant un côté de cette rue et qu’il obtiendra certainement de ses acquéreurs leur adhésion au pavage.
Le Maire fait dresser par l’agent Voyer un état de répartition des sommes à partager par chaque riverain (c’était l’usage), en proportion de la longueur des façades. Ici l’affaire est placée sur un terrain tout-à-fait pratique. Un membre du Conseil est chargé de recueillir, sur l’état de la répartition, les signatures des riverains pour constater leurs engagements au paiement. Tout semblait devoir marcher comme sur des roulettes, mais, lorsque le Conseiller municipal se présenta chez les intéressés, il se trouva en face d’un Monsieur R. colportant et faisant signer une pétition par laquelle on demandait le pavage à la charge de la commune, et, par conséquent, à la charge de tous les contribuables.
D’après ce système quelques gros propriétaires, à qui incombaient sur cette propriété, sans bourse délié, auraient acquis une plus-value importante.
Toute les autres rues communales ou particulières ont été entièrement pavées à charge seule des riverains, il serait donc injuste que tous les habitants des rues pavées contribuent à une aide aux propriétaires de la rue Augustin Dumont, alors que ceux-ci n’ont aidé personne... »
VOIE PUBLIQUE
Les noms de rues, une diversité, des références A , B, C, D, E, F
Villa Adnot (propriétaire d’un premier passage)
Rue Salvador Allende (Président de la République du Chili)
Rue André-Marie Ampère (physicien)
Rue Alloïse Arblade (militant politique et syndical)
Passage Archin (ancien propriétaire des lieux)
Villa d’Arcueil (ville du Val-de-Marne)
Passage d’Arcole (ville de Vénétie)
Rue Prosper Eugène Avaulée (militant politique et syndicaliste mort en déportation)
Boulevard Henri Barbusse (écrivain français, prix Goncourt en 1916)
Rue Charles Baudelaire (écrivain et poète français)
Rue François Belloeuvre (conseiller municipal, de Vanves en 1859)
Rue Jean de Béranger (chansonnier du 19ème siècle)
Rue Paul Bert (physiologiste et homme politique français)
Rue Louis Blanc (historien et homme politique français, 1811-1882)
Rue Maurice Bouchor (écrivain et poète, 1855-1929)
Villa Bourgeois (nom du propriétaire du terrain)
Rue et porte de Bancion (colonel tué lors de l’attaque du bastion de Malakoff (Crimée)
Rue George Brassens (auteur-compositeur et interprète français 1921-1981)
Rue Jacques Brel (auteur-compositeur et chanteur belge, 1929-1978)
Avenue Pierre Brossolette (professeur et journaliste français, Résistant, 1903-1944)
Villa Cacheux (ingénieur du 19ème siècle)
Boulevard Zéphyrin Camélinat (ouvrier, militant politique et syndical, 1840-1932)
Rue Carnot Lazare (général, homme politique et savant français, 1753-1823)
Rue Caron (nom du propriétaire du terrain)
Rue Alexandre Chauvelot, chansonnier, puis promoteur immobilier, créateur de la Tour Malakoff, 1797-1861)
Impasse du Clos (anciens terrains couverts de vignes au 19ème siècle)
Rue du Clos-Montholon (secteur consacré à la vigne au 19ème siècle)
Rue André Coin (Résistant qui habitait Malakoff)
Rond-point de la Commune de Paris (gouvernement révolutionnaire formé à Paris
après le 3 mars 1871)
Rue François Coppé (poète, romancier et auteur dramatique, 1842-1908)
Rue Gabriel Crié (Résistant qui habitait Malakoff, 1910-1944)
Rue Pierre et Marie Curie (physicien et physicienne, Prix Nobel, ont travaillé
sur le radium à Malakoff.
Rue Jules Dalou (sculpteur, 1838-1902)
Rue Danicourt (propriétaire de terrain, et donateur d’une parcelle pour construire
l’église de Malakoff)
Rue Georges-Jacques Danton (homme politique français, 1759-1794)
Boulevard Raymond David (Engagé volontaire dans l’amée d’Espagne, 1936)
Boulevard Charles de Gaulle (général et homme d’Etat français, Président de la République)
Place Charles Désiré Joseph Dépinoy, (propriétaire de terrain, maire de Vanves
de 1853 à 1864)
Rue du Dix-neuf mars 1962 ( date de la fin de la guerre d’Algérie)
Rue Etienne Dolet (Imprimeur et humaniste, 1509-1546)
Rue du 12 février 1934 (manifestation antifasciste à Malakoff, un mort)
Rue Drouet-Peupion (répartiteur élu)
Avenue Augustin Dumont (sculpteur républicain, 1801-1884)
Rue Paul Eluard (poète français, 1895-1952)
Rue François Fabié (professeur et poète du terroir ; 1846-1928)
Rue Raymond Fassin (officier de la France libre, Résistant)
Boulevard du Colonel Fabien (Résistant français, militant communiste, 1919-1944)
Avenue Jules Ferry (homme politique et organisateur de l’école laïque, 1832-1893)
Rue Anatole France (homme politique et écrivain, Prix Nobel de littérature en 1921,
1844-1924)
Sentier des fosses rouges (site de carrières d’argile rouge sur Malakoff)
G, H, I, J, K, L, M, N
Rond-point Youri Gagarine (aviateur soviétique et premier cosmonaute en 1961, 1934-1968)
Rue Joseph Simon Gallieni (homme politique français, 1849-1916)
Rue Léon Gambetta (avocat et chef d’Etat, 1838-1882)
Villa Geneviève (quartier maraîcher à la fin du 19ème siècle)
Rue Lucien et Edouard Gerber (militants antifascistes et Résistants)
Rue Louis Girard (syndicaliste et Résistant mort en déportation)
Impasse des Groux (emplacements d’anciennes champignonnières au 19ème siècle)
Rue Jules Guesde (homme politique français, 1845-1922)
Rue Lazare Hoche (poète lyrique et écrivain, académicien, 1802-1885)
Rue du 8 mai 1945 (capitulation allemande, fin de la Seconde Guerre mondiale)
Avenue Jean Jaurès (homme politique, fondateur du Journal l’Humanité)
Rue Irène et Joliot-Curie (découvreurs de la radioactivité artificielle, Prix Nobel)
Rue Marie Lahy-Hollebecque (conseillère municipale à Malakoff, auteure d’ouvrages pédagogiques sur l’enseignement, 1881-1957)
Avenue et passage Pierre Larousse (lexicologue et éditeur français, 1817- 1875)
Rue du lavoir (comme son nom l’indique)
Avenue du Maréchal Leclerc (maréchal de France, 1902-1947)
Rue Alexandre Ledru-Rollin (avocat et homme politique français, 1807-1874)
Rue Legrand (propriétaire des terrains près de Paris)
Rue Jean Lurçat (peintre français et artiste de la tapisserie, 1892-1966)
Rue du Général Malleret-Joinville (Chef d’état-major national des FFI)
Rue François Marceau (général français, 1767-1874)
Rue Alexis Martin (maraîcher, adjoint au maire de Malakoff, 1878-1938)
Rue Henri Martin (historien et romancier français, 1810-1883)
Allée marguerite (fondateur de la Compagnie parisienne du gaz, 1822-1891)
Rue du docteur Maxime (radiologiste et expert en médecine légale, 1872-1926)
Rue Louis Mercier (écrivain français, 1740-1814)
Rue Jean Mermoz (aviateur français, pilote de l’Aérospatiale, 1901-1936)
Passage Michelin (conseiller municipal)
Rue Guy Moquet (militant des jeunesses communistes de Paris fusillé
par les nazis, 1924-1941)
Rue Vincent Moris (ouvrier tué lors d’une manifestation antifasciste le 12 février
1934 à Malakoff)
Rue du Docteur Menard
Rue Jean Moulin (Unificateur de la Résistance française, cendres au Panthéon, 1889-1943)
Rue Alfred de Musset (écrivain français, 1810-1857)
Passage négriers (en références aux arbres fruitiers présents au 19ème siècle)
Passage du Nord (ouvert en 1878)
Sentier des Nouzeaux (anciens pâturages et vignes au 19ème siècle)
O, P, Q, R, S, T, U, V, X, Y, Z
Place du 11 novembre 1918 (armistice mettant fin à la Première Guerre mondiale)
Rue Nicomedes Pascual (volontaire des Brigades internationale en 1936)
Rue Louis Pasteur (chimiste et biologiste français, 1822-1895)
Rue Gabriel Péri (militant communiste fusillé au Mont Valérien, 1902-1941)
Ferdinand Perrot (conseiller municipal)
Passage du Petit Vanves (secteur le plus ancien de Malakoff)
Rue du Pierrier (référence aux carrières de pierres à bâtir au 19ème siècle)
Rue Adolphe Pinard (médecin et député de Paris, 1844-1934)
Rue François Joseph Hubert Ponscarme (sculpteur et graveur, conseiller municipal
à la création de Malakoff)
Rue Jacques Prévert (poète français, dialoguiste et scénariste au cinéma, 1900-1977)
Place du 14 juillet (prise de la Bastille, fête nationale)
Rue Benjamin Raspail (initiateur de la loi pour la fête nationale le 14 juillet)
Rue Ernest Renan (écrivain français, historien et critique littéraire, 1823-1832)
Rue Renault (marchand de terrain à Malakoff au 19ème siècle)
Rue Arthur Rimbaud (poète français, 1854-1891)
Rue André Rivoire (poète français, 1872-1930)
Rue Maximilien Robespierre (avocat et homme politique, député aux Etats Généraux,
1758-1794)
Rue Claude Rouget de l’Isle (officier et compositeur français, 1760-1836)
Rue Jean-Jacques Rousseau (écrivain et philosophe suisse de langue française, 1712-1778)
Rue Albert Samain (poète français, 1858-1900)
Allée de la sablonnière (site d’exploitation de glaisières et de carrières à moellon
au 19ème siècle)
Rue Léon Salagnac (Résistant, maire de Malakoff de 1945 à 1964, conseiller général)
Rue Savier (propriétaire de champignonnières au 19ème siècle)
Rue de Scelle (conseiller municipal à Vanves en 1859)
Rue Marc Seguin (ingénieur ferroviaire, 1786-1875)
Boulevard Stalingrad (bataille décisive sur le front russe en 1942-1943)
Passage du théâtre( lieu proche des guinguettes installées par Chauvelot)
Avenue Maurice Thorez (homme politique français, secrétaire général du PC, 1900-1964)
Passage du tir (lieu fréquenté par les troupes du Fort de Vanves pour l’entrainement)
Rue de la Tour ( en référence à la Tour Malakoff au centre du village La Nouvelle Californie, site historique du cœur de la ville devenue Malakoff)
Rue Paul Vaillant-Couturier (avocat, écrivain et journaliste français communiste,)
Rue Paul Valéry (écrivain français, 1871-1945)
Rue Pierre Valette (engagé volontaire en Espagne, 1911-1937)
Rue de la Vallée (en référence à la vallée d’Inkermann réalisée dans le parc d’attraction de Chauvelot, à coté de la Tour Malakoff)
Eugène Varlin (responsable de la Commune de Paris, fusillé par les Versaillais)
Rue Augustine Variot (première femme de France élue conseillère municipale à Malakoff, n’étant ni éligible, ni électrice)
Rue Jules Védrines (pionnier de l’aviation, habitait passage du Petit-Vanves
à Malakoff, 1881-1919)
Rue Paul Verlaine (poète français, 1844-1896)
Boulevard des frères Vigouroux (Résistants de Malakoff fusillés par les nazis en juin 1944)
Rue François-Marie Voltaire ( écrivain et philosophe, 1694-1778)
Impasse Vauban (en référence à la ceinture fortifiée de Paris à la manière de Vauban)
Avenue du Président Wilson (28ème Président des Etats-Unis d’Amérique, 1856-1924)
Rue Emile Zola (romancier français, 1840-1902)
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VOIES PUBLIQUES
Les noms de rues (culture) -Boulevard Henri Barbusse (écrivain français, prix Goncourt en 1916) -Rue Charles Baudelaire (écrivain et poète français) -Rue Jean de Béranger (chansonnier du 19ème siècle)
-Rue Maurice Bouchor (écrivain et poète, 1855-1929)
-Rue George Brassens (auteur-compositeur et interprète français 1921-1981)
-Rue Jacques Brel (auteur-compositeur et chanteur belge, 1929-1978)
-
Rue François Coppé (poète, romancier et auteur dramatique, 1842-1908)
-Rue Jules Dalou (sculpteur, 1838-1902)
-Avenue Augustin Dumont (sculpteur républicain, 1801-1884)
-Rue Paul Eluard (poète français, 1895-1952)
-Rue François Fabié (professeur et poète du terroir ; 1846-1928)
-Rue Lazare Hoche (poète lyrique et écrivain, académicien, 1802-1885)
-Avenue et passage Pierre Larousse (lexicologue et éditeur français, 1817- 1875)
-Rue Jean Lurçat (peintre français et artiste de la tapisserie, 1892-1966)
-Rue Henri Martin (historien et romancier français, 1810-1883)
-Rue Louis Mercier (écrivain français, 1740-1814)
-Rue François Joseph Hubert Ponscarme (sculpteur et graveur, conseiller municipal à la création de Malakoff)
-Rue Jacques Prévert (poète français, dialoguiste et scénariste au cinéma, 1900-1977)
-Rue Ernest Renan (écrivain français, historien et critique littéraire, 1823-1832)
-Rue Arthur Rimbaud (poète français, 1854-1891)
-Rue André Rivoire (poète français, 1872-1930)
-Rue Claude Rouget de l’Isle (officier et compositeur français, 1760-1836)
-Rue Jean-Jacques Rousseau (écrivain et philosophe suisse de langue française, 1712-1778)
-Rue Albert Samain (poète français, 1858-1900)
-Rue Paul Valéry (écrivain français, 1871-1945)
-Rue Paul Verlaine (poète français, 1844-1896)
-Rue Emile Zola (romancier français, 1840-1902)
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L’APRES GUERRE
Changements de noms depuis 1944 Depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale 30 rues de Malakoff ont changé de nom ou ont retrouvé leur ancienne dénomination qui avait été changée par la Délégation spéciale mise en place à Malakoff par le gouvernement de Pétain. Le dernier changement de nom de rue date de 1991. Le 26 septembre 2021 le boulevard Henri Barbusse deviendra boulevard Louise Michel, l’héroïne de la Commune de Paris. En savoir +Depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale 30 rues de Malakoff ont changé de nom ou ont retrouvé leur ancienne dénomination qui avait été changée par la Délégation spéciale mise en place à Malakoff par le gouvernement de Pétain. Le dernier changement de nom de rue date de 1991. Le 26 septembre 2021 le boulevard Henri Barbusse deviendra boulevard Louise Michel, l’héroïne de la Commune de Paris.
Jusqu’en 2021, seules cinq voies publiques portent un nom de femme à Malakoff sur 200 rues, villas, passages et impasses. Un déséquilibre flagrant.
-Rue Vincent Moris au lieu de la Rue Danicourt (partie entre l’église et la rue Gambetta) -Avenue du 12 février 1934 au lieu de Avenue Pierre Larousse (partie entre la route de Montrouge et la route de Chatillon) -Rue des Frères Gerber au lieu de la rue des Marais -Rue Pierre Valette au lieu de la rue des Pierres Plates
-Rue Raymond David au lieu de la rue du Maréchal Pelissoir
-Rue Nicomédes Pascual au lieu de la rue Thiers
-Rue Alexis Martin au lieu de la rue Chevreuil
-Rue Paul Vaillant Couturier au lieu de la rue d’Arcueil
-Rue Maximilien Robespierre au lieu de la rue de Finlande
-Rond-Point Henri-Barbusse au lieu du Rond-Point de Bruxelles
-Rue Jean Mermoz au lieu de l’avenue de Madrid
-Boulevard Camelinat au lieu du boulevard de Verdun
-Boulevard Henri Barbusse au lieu de l’avenue de Varsovie
Changements de noms effectués en 1944
-Boulevard Gabriel Péri au lieu de la route de Montrouge
-Rue André Coin au lieu de la route des Clozeaux
-Rue Guy Moquet au lieu de la rue du Fort
-Rue Gabriel Crié au lieu de la rue du marché
-Avenue Pierre Brosselette au lieu de la route de Chatillon
Changements de noms effectués en 1946
-Rue Louis Girard au lieu de la voie de Chatillon
-Rue Avaulée au lieu de la rue de l’égalité
-Rue Arblade au lieu de l’avenue du chemin de fer
-Boulevard de Stalingrad au lieu de la route stratégique
-Boulevard du Colonel Fabien au lieu du boulevard de Vanves
Changement de noms effectués en 1948
-Avenue du Maréchal Leclerc au lieu de la rue d’Alsace-Lorraine
-Rue Raymond Fassin au lieu de la rue Parmentier
Changement de noms effectués en 1949
-Boulevard des Frères Vigouroux au lieu du boulevard Zamenoff
Changements de noms effectués en 1991
-Boulevard Charles de Gaulle au lieu de la rue du chemin de fer
-Rue du 19 mars 1962 au lieu de la rue de la Gaité
-Rond Point Gagarine au lieu du Rond-Point de Madrid
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VOIES PUBLIQUES
Les noms de rues (Personnalités politiques) -Rue Salvador Allende (Président de la République du Chili) -Rue Paul Bert (physiologiste et homme politique français)
-Rue Louis Blanc (historien et homme politique français, (1811-1882)
-Rue Carnot Lazare (général, homme politique et savant français, (1753-1823)
-Rue Georges-Jacques Danton (homme politique français, (1759-1794)
-Boulevard Charles de Gaulle (général et homme d’Etat français, Président de la République)
-Avenue Jules Ferry (homme politique et organisateur de l’école laïque, (1832-1893)
-Rue Anatole France (homme politique et écrivain, Prix Nobel de littérature en 1921, (1844-1924)
-Rue Joseph Simon Gallieni (homme politique français, (1849-1916)
-Rue Léon Gambetta (avocat et chef d’Etat, (1838-1882)
-Rue Jules Guesde (homme politique français, (1845-1922)
-Avenue Jean Jaurès (homme politique, fondateur du Journal l’Humanité)
-Rue Alexandre Ledru-Rollin (avocat et homme politique français, (1807-1874)
-Rue Legrand (propriétaire des terrains près de Paris)
-Rue Adolphe Pinard (médecin et député de Paris, (1844-1934)
-Rue Maximilien Robespierre (avocat et homme politique, député aux Etats Généraux, (1758-1794)
-Avenue Maurice Thorez (homme politique français, secrétaire général du PC, (1900-1964)
-Rue Paul Vaillant-Couturier (avocat, écrivain et journaliste français communiste,)
-Avenue du Président Wilson (28ème Président des Etats-Unis d’Amérique, (1856-1924)
VOIES PUBLIQUES
Les noms de rues (militants et Résistants) -Rue Alloïse Arblade (militant politique et syndical) -Rue Prosper Eugène Avaulée (militant politique et syndicaliste mort en déportation)
-Avenue Pierre Brosselette professeur, journaliste français, Résistant, (1903-1944)
-Boulevard Zéphyrin Camélinat (ouvrier, militant politique et syndical, 1840-1932)
-Rue André Coin (Résistant habitant de Malakoff)
-Rue Gabriel Crié (Résistant qui habitait Malakoff, 1910-1944)
-Boulevard Raymond David (Engagé volontaire dans l’amée d’Espagne, (1936)
-Rue Drouet-Peupion (répartiteur élu)
-Rue Raymond Fassin (officier de la France libre, Résistant)
-Boulevard du Colonel Fabien (Résistant français, militant communiste, (1919-1944)
-Rue Lucien et Edouard Gerber (militants antifascistes et Résistants)
-Rue Louis Girard (syndicaliste et Résistant mort en déportation)
-Rue Marie Lahy-Hollebecque (conseillère municipale à Malakoff, auteure d’ouvrages pédagogiques sur l’enseignement, (1881-1957)
-Rue du Général Malleret-Joinville (Chef d’état-major national des FFI)
-Rue Guy Moquet (militant des jeunesses communistes de Paris fusillé
par les nazis, (1924-1941)
-Rue Vincent Moris (ouvrier tué lors d’une manifestation antifasciste le 12 février 1934 à Malakoff)
-Rue Jean Moulin (Unificateur de la Résistance française, cendres au Panthéon, (1889-1943)
-Rue Nicomedes Pascual (volontaire des Brigades internationale en 1936)
-Rue Gabriel Péri (militant communiste fusillé au Mont Valérien, (1902-1941)
-Rue Léon Salagnac (Résistant, maire de Malakoff de 1945 à 1964, conseiller général)
-Avenue Maurice Thorez (homme politique français, secrétaire général du PC, (1900-1964)
-Rue Pierre Valette (engagé volontaire en Espagne, (1911-1937)
-Eugène Varlin (responsable de la Commune de Paris, fusillé par les Versaillais)
-Rue Augustine Variot (l’une des premières femmes de France élue
conseillère municipale à Malakoff, n’étant ni éligible, ni électrice)
-Boulevard des frères Vigouroux (Résistants de Malakoff fusillés par les nazis en juin 1944)
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VOIES PUBLIQUES
Des rues qui enracinent l’histoire collective et individuelle Passage d’Arcole (ville de Vénétie) Villa Cacheux (ingénieur du 19ème siècle) Rond-point de la Commune de Paris (gouvernement révolutionnaire formé à
Paris après le 3 mars 1871)
Rue du Dix-neuf mars 1962 (date de la fin de la guerre d’Algérie)
Rue Etienne Dolet (Imprimeur et humaniste, (1509-1546)
Rue du 12 février 1934 (manifestation antifasciste à Malakoff, un mort)
Avenue Augustin Dumont (sculpteur républicain, (1801-1884)
Rond-point Youri Gagarine (aviateur soviétique et premier cosmonaute en 1961, (1934-1968)
Rue du 8 mai 1945 (capitulation allemande, fin de la Seconde Guerre mondiale
Avenue du Maréchal Leclerc (maréchal de France, (1902-1947)
Rue Jean Lurçat (peintre français et artiste de la tapisserie, (1892-1966)
Allée marguerite (fondateur de la Compagnie parisienne du gaz, (1822-1891)
Rue du docteur Maxime (radiologiste et expert en médecine légale, (1872-1926)
Place du 11 novembre 1918 (armistice mettant fin à la Première Guerre mondiale)
Place du 14 juillet (prise de la Bastille, fête nationale)
Rue Benjamin Raspail (initiateur de la loi pour la fête nationale le 14 juillet)
Rue Marc Seguin (ingénieur ferroviaire, (1786-1875)
Boulevard Stalingrad (bataille décisive sur le front russe en 1942-1943
Rue Jules Védrines (pionnier de l’aviation, habitait passage du Petit-Vanves
à Malakoff, (1881-1919)
Impasse Vauban (en référence à la ceinture fortifiée de Paris à la manière de Vauban)
Avenue du Président Wilson (28ème Président des Etats-Unis d’Amérique, (1856-1924)
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VOIES PUBLIQUES
Les noms de rues (science et divers) Rue André-Marie Ampère (physicien) Villa d’Arcueil (ville du Val-de-Marne)
Passage d’Arcole (ville de Vénétie)
Rond-point de la Commune de Paris (gouvernement révolutionnaire formé à Paris après le 3 mars 1871)
Rue Pierre et Marie Curie (physicien et physicienne, Prix Nobel, ont travaillé
sur le radium à Malakoff.
Rue Etienne Dolet (Imprimeur et humaniste, (1509-1546)
Rond-point Youri Gagarine (aviateur soviétique et premier cosmonaute en 1961, 1934-1968)
Rue Irène et Joliot-Curie (découvreurs de la radioactivité artificielle, Prix Nobel)
Rue du docteur Maxime (radiologiste et expert en médecine légale, (1872-1926
Rue Jean Mermoz (aviateur français, pilote de l’Aérospatiale, (1901-1936)
Rue Adolphe Pinard (médecin et député de Paris, (1844-1934)
Rue Benjamin Raspail (initiateur de la loi pour la fête nationale le 14 juillet)
Rue Jules Védrines (pionnier de l’aviation, habitait passage du Petit-Vanves
à Malakoff, (1881-1919)
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