SOMMAIRE :
Le bâti

Un territoire


Les activités


Le sacré


MOSAIQUE
Les deux danseurs de la rue Chauvelot

Une oeuvre peu remarquée au 12 rue Chauvelot mérite pourtant que le passant s’arrête pour la contempler. Réalisée lors de la construction de l’immeuble en 1972 dans le cadre du 1% artistique, l’artiste a reproduit une agréable mise en scène ritualisée du corps sur six mètres carrés.

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Une oeuvre peu remarquée au 12 rue Chauvelot mérite pourtant que le passant s’arrête pour la contempler. Réalisée lors de la construction de l’immeuble en 1972 dans le cadre du 1% artistique, l’artiste a reproduit une agréable mise en scène ritualisée du corps sur six mètres carrés.

Deux danseurs, un homme et une femme évoluent sur un fond bleu d’où émergent des formes colorées, rouges, jaunes et orangées. Les personnages expriment une certaine virtuosité, du rythme.

La mosaïque met en valeur le mouvement par l’élévation des bras à l’horizontal ou posés sur les hanches pour les deux danseurs, les pieds en pointe...

La danse s’apparente à ce qu’on nomme généralement la danse libre ou expression corporelle. La couleur chair des personnages laisse suggérer la nudité des corps qui se détachent du fond coloré bleu. (Recherche en cours sur l’artiste ?)


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ART SINGULIER
Le jardin des mosaïques "Picassiette"

Jean Michel Chesné est un artiste qui vit et travaille à Malakoff non loin du stade Marcel Cerdan. Autodidacte, il est tout à la fois graphiste, peintre, sculpteur et mosaïste. Son jardin en plein centre ville est devenue une véritable curiosité qui attire les amateurs du monde entier. Il est pourtant totalement inconnu des habitants de Malakoff.

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Jean Michel Chesné est un artiste qui vit et travaille à Malakoff non loin du stade Marcel Cerdan. Autodidacte, il est tout à la fois graphiste, peintre, sculpteur et mosaïste. Son jardin en plein centre ville est devenue une véritable curiosité qui attire les amateurs du monde entier. Il est pourtant totalement inconnu des habitants de Malakoff.

Ouf ! Le nouveau plan d’urbanisme a été heureusement modifié en 2016 à la suite d’actions collectives pour éviter que le jardin couvert "d’oeuvres d’art brut", patiemment réalisées depuis 20 ans par l’artiste Jean-Michel Chesné, ne soit détruit par les travaux d’alignement.

Jean-Michel Chesné est en effet un artiste singulier dont la plupart des oeuvres et son jardin d’art brut sont peu connues du grand public : les Malakoffiots eux-mêmes.

Comme il le dit lui-même, l’une de ses révélations artistiques a eu lieu en 1992 lors de sa visite au « Palais Idéal du Facteur Cheval » à Hauterives dans la Drôme. Un choc à partir duquel est née une passion et son goût pour ce qu’on appelle l’art brut qui orientera son travail de manière radicale conforté par d’autres découvertes d’oeuvres et d’environnements dits « singuliers ».

Robert Tatin, Facteur Cheval, Jean-Michel Chesné

Il y a une vingtaine d’années il s’est lancé dans la construction d’une grotte-chapelle dans son jardin, puis a entrepris de couvrir les murs de la cour et du jardin de mosaïques utilisant la technique dite « Picassiette » qui utilise de la vaisselle cassée, miroirs, coquillages, bijoux, verres colorés et autres matériaux de récupération. Ainsi donne-t-il libre cours à son imaginaire en faisant cohabiter sur les murs toute une famille d’animaux fantasmagoriques et de chimères.

Son jardin incroyable sur le sol de la ville de Malakoff est désormais répertorié dans la brochure « Itinéraires d’Art singulier en France édité par le site du Palais du Facteur Cheval (classé Monument Historique en 1969 par André Malraux).

L’oeuvre de Jean-Michel Chesné s’étend aussi aux dessins anthropomorphes à l’encre ou à la craie, des fantaisies colorées aux crayons de couleur, mais aussi des têtes en céramique ou des sculptures en plastique fondu. Il développe depuis dix ans tout un travail et un univers fantasmagorique en dessins-dentelles.

Un bâtisseur de l’imaginaire dont peut s’enorgueillir la ville de Malakoff.

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RESIDENCE LA PLAINE
La partie de football (1980)

La résidence de La Plaine construite au début des années 1980 et réhabilitée en 2006 abrite sous le passage cocher qui donne accès aux parties communes et privatives une fresque colorée d’environ 25m2 de l’artiste Monika Mour. Elle illustre d’une manière originale l’action des joueurs lors d’une partie de football.

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La résidence de La Plaine construite au début des années 1980 et réhabilitée en 2006 abrite sous le passage cocher qui donne accès aux parties communes et privatives une fresque colorée d’environ 25m2 de l’artiste Monika Mour. Elle illustre d’une manière originale l’action des joueurs lors d’une partie de football.

La fresque sur un fond vert vif qui habille l’un des côtés du passage restitue plusieurs attitudes des corps des footballeurs en mouvement grâce à des carreaux de céramiques bleues et rouges de forme carrée et triangulaire. Le seul rond, c’est le ballon.

L’effet est inédit. Les carreaux collés forment plusieurs personnages stylisés en action. Les différentes figures décrivent le jeu concret du football grâce à la forme et aux couleurs des carreaux juxtaposés. Les positions stylisées des joueurs sont faciles à décripter : la course après le ballon, la force du coup de pied, la conduite de la balle, le drible, le sprint, le contrôle d’une passe, le plongeon du goal...

La fresque exposée au regard des passants décortique ainsi les principales actions du football. Un effet étonnant !

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IMMEUBLE SAVIER/GAMBETTA
Les 9 mosaïques de l’immeuble le plus haut de Malakoff (1)

Les plus hauts bâtiments qui dominent le quartier de Malakoff proche du périphérique parisien (Savier/Gambetta) ont bénéficié lors de leur construction en 1972 d’une décoration de leurs espaces d’entrées. Ces œuvres commandées à plusieurs artistes décorent et donnent du cachet à chacune des entrées par une mosaïque colorée.

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Les plus hauts bâtiments qui dominent le quartier de Malakoff proche du périphérique parisien (Savier/Gambetta) ont bénéficié lors de leur construction en 1972 d’une décoration de leurs espaces d’entrées. Ces œuvres commandées à plusieurs artistes décorent et donnent du cachet à chacune des entrées par une mosaïque colorée.

Les trois immeubles de grande hauteur du triangle Savier/Gambetta ont bénéficié lors de leur construction du 1% artistique. Les architectes Serge Lana et Denis Honneger ont fait appel à plusieurs artistes pour décorer les entrées, notamment le malakoffiot Louis Cordesse, peintre sculpteur. Les œuvres devaient marquer l’aspect social des constructions par la nature des matériaux utilisés.

Pour Louis Cordesse, c’était une évidence : « Ces bâtiments, écrit-il au directeur de l’entreprise SAE, chargée de la construction, sont des logements HLM, les matériaux employés doivent être en accord avec les principes mêmes de leur architecture, de leur construction et de leur fonction. Les matériaux riches sont à écarter en fonction de leur prix, mais plus encore en fonction de ce qu’ils représentent en eux-mêmes de charge culturelle symbolique du passé. Les matériaux de notre époque doivent être utilisés... » (1)

Ce sera le cas. Les œuvres seront réalisées en mosaïque d’ardoise et de carreaux de céramique du commerce.

Ainsi, six œuvres en mosaïque d’ardoisequi représentent des formes abstraites de femmes dans des jeux rythmiques corporels animent trois entrées, une autre est inspirée du monde maritime. Deux autres mosaïques en carreaux de céramique du commerce sur la tour Savier représentent une thématique animalière.

Ces immeubles locatifs de la rue Savier qui ont bénéficié d’oeuvres , construits au début des années 1970, forment les premières habitations de grande hauteur du secteur nord de Malakoff sur une très grande parcelle qu’on appelait le terrain Gorgeon. Ce gigantesque projet immobilier devait radicalement transformer une bonne partie du quartier pour en faire un vaste espace de grands ensembles, en rupture totale avec les principes traditionnels de la ville : rues et îlots. Le projet a été stoppé après la construction des trois premières tours dont celle de 24 étages la plus haute de Malakoff.

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1) Archives Louis Cordesse/Malakoff

 

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IMMEUBLE SAVIER/GAMBETTA
Les étonnantes silhouettes en mosaïque façon Matisse (2)

Les silhouettes féminines en mosaïque de pierre qui ornent trois entrées de l’immeuble le plus haut de Malakoff, aux 32-34 rue Savier, sont surprenantes. Six œuvres habillent l’espace entre les portes d’accès aux halls. Elles prennent ici un caractère monumental, comme l’immeuble. Et les références figuratives de l’artiste sont toutes aussi originales et inédites pour du logement social.

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Les silhouettes féminines en mosaïque de pierre qui ornent trois entrées de l’immeuble le plus haut de Malakoff, aux 32-34 rue Savier, sont surprenantes. Six œuvres habillent l’espace entre les portes d’accès aux halls. Elles prennent ici un caractère monumental, comme l’immeuble. Et les références figuratives de l’artiste sont toutes aussi originales et inédites pour du logement social.

L’artiste a choisi l’abstraction ce qui lui a permis d’obtenir des visuels uniques. La pose de nus assis est souvent traitée en peinture comme en sculpture. Les formes restituées par les six mosaïques de la plus haute tour locative de Malakoff laissent penser que l’artiste a été inspiré par les postures de la célèbre série des « Nus bleus » exécutée par le peintre Henri Matisse. En effet, tout rappelle les corps fluides, découpés par les vides dessinés et répétés par Matisse en 1952.

Chaque silhouette décompose le mouvement et la mobilité du corps. Souplesse des gestes accentuée par les ruptures de couleur des mosaïques. Tout rappelle les « Nus bleus » : volumes exagérés, jambes coupées, cuisses séparées du torse, cous fragmentés, seins saillants... Des ombres en morceau sans être désarticulées, une expression sur la figure restituée dans l’espace. Voilà bien un visuel inattendu dans un hall d’entrée d’immeuble qui offre une mise en valeur apaisante des lignes du corps féminin.

 

Recherches sur l’artiste en cours

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IMMEUBLE SAVIER/GAMBETTA
Mosaïque de la bête imaginaire (3)

Peu visible dans son renfoncement au bas de l’immeuble de la Tour du 36 avenue Gambetta donnant accès au local du gardien, une mosaïque enigmatique au thème animalier s’impose au regard.
Sur un fond noir recouvrant 25 carreaux de céramique du commerce, une bête est ici mise en valeur par sa couleur orange éclatante.

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Peu visible dans son renfoncement au bas de l’immeuble de la Tour du 36 avenue Gambetta donnant accès au local du gardien, une mosaïque enigmatique au thème animalier s’impose au regard.
Sur un fond noir recouvrant 25 carreaux de céramique du commerce, une bête est ici mise en valeur par sa couleur orange éclatante.

Mi-taureau, mi rhinocéros, la bête, musclée, à une tête monstrueuse surmontée d’une corne. Un animal sorti de l’imagination de l’artiste ?

Dans l’angle de la mosaïque au-dessus de la bête vole un animal du début du monde, oiseau prédateur préhistorique.

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TOUR GAMBETTA
La mosaïque du cheval au pas (4)

Tel un gardien dont le destin est inséparable de l’homme, le cheval doré à l’allure fière décore l’entrée du hall d’accès aux logements locatifs de la tour du 36 rue Gambetta à Malakoff. Une évocation animalière qui donne du style à l’entrée de l’immeuble de 24 étages.

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Tel un gardien dont le destin est inséparable de l’homme, le cheval doré à l’allure fière décore l’entrée du hall d’accès aux logements locatifs de la tour du 36 rue Gambetta à Malakoff. Une évocation animalière qui donne du style à l’entrée de l’immeuble de 24 étages.

Formée de 70 carreaux de céramique du commerce, la mosaïque met en scène un élégant cheval qui marche au pas régulier et ferme, évoluant au milieu d’une palette de couleurs à dominante rouge et jaune.

L’animal doré domine la scène. Sa crinière qui descend sur le garrot jusque sur le dos est formée par de petites boules de couleur. Sa longue et fine queue de crin relevée, accentue le style en majesté.

L’iconographie de la mosaïque est aussi riche en arrière plan. Derrière les sabots du cheval s’invite une sorte de lézard aux longues pattes. Au dessus, c’est un oiseau prédateur préhistorique, sorte de vélociraptor qui surveille la scène.

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IMMEUBLE SAVIER/GAMBETTA
Le monde sous-marin (5)

La porte de l’’entrée de l’immeuble 34 rue Savier/Gambetta est encadrée par une mosaïque du peintre-sculpteur malakoffiot Louis Cordesse sur le thème du monde sous-marin. C’est avec un vif intérêt que l’artiste installé à Malakoff avait accepté en 1972 la réalisation d’une mosaïque pour l’une des entrées de cet immeuble le plus haut de Malakoff d’autant plus qu’il était dans sa période d’inspiration par la ville et l’espace urbain.

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La porte de l’’entrée de l’immeuble 34 rue Savier/Gambetta est encadrée par une mosaïque du peintre-sculpteur malakoffiot Louis Cordesse sur le thème du monde sous-marin. C’est avec un vif intérêt que l’artiste installé à Malakoff avait accepté en 1972 la réalisation d’une mosaïque pour l’une des entrées de cet immeuble le plus haut de Malakoff d’autant plus qu’il était dans sa période d’inspiration par la ville et l’espace urbain.

Louis Cordesse (1938-1988) s’est emparé durant sa carrière de tous les supports : papiers découpés, métal, toiles, plexiglas, grands panneaux muraux de céramique.. Quelques années avant sa mosaïque de Malakoff il avait réalisé deux grandes oeuvres murales en céramique à Marseille dont une de 300m2. 

En 1972 il exécute donc la mosaïque du 34 rue Savier/Gambetta répondant à une commande de Serge Lana et Denis Honneger, les architectes de la rénovation nord de Malakoff. Le thème de la mosaïque de Malakoff est assez proche du mur de céramique du magasin Casino de Marseille réalisé en 1963 qui est également une composition abstraite inspirée du monde maritime.

Par sa mosaïque Louis Cordesse exprime son imaginaire des fonds marins. Lieux magiques qui lui permettent de partager une émotion, une atmosphère maritime, l’étendue infinie de la mer. Il imagine l’incroyable mouvement des bans de poissons qui donnent l’impression qu’ils ne forment qu’un seul être. L’aspect grouillant du ban de poisson est restitué par les formes stylisées dans différents tons bleus des tesselles. La mosaïque située sur le côté gauche de l’entrée se prolonge au-dessus de la porte vitrée.

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PONT DU TGV ATLANTIQUE
Promenade pour un musée imaginaire (1985-1988)

Béatrice Casedesus, peintre-scuplteure, Grand Prix de Rome en 1964, a créé le long de la ligne TGV atlantique de grands reliefs de forme géométrique servant de support à « des citations » d’œuvres picturales recomposées, telles des images formées par des trames de petits carrés de céramiques. L’auteur a nommé les cinq tableaux « promenade dans un musée imaginaire ».
Chaque mosaïque représente une œuvre sous la forme d’une image informatisée qui apparaît ou disparaît selon la position du passant devant celles-ci. Explications.

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Béatrice Casedesus, peintre-scuplteure, Grand Prix de Rome en 1964, a créé le long de la ligne TGV atlantique de grands reliefs de forme géométrique servant de support à « des citations » d’œuvres picturales recomposées, telles des images formées par des trames de petits carrés de céramiques. L’auteur a nommé les cinq tableaux « promenade dans un musée imaginaire ».
Chaque mosaïque représente une œuvre sous la forme d’une image informatisée qui apparaît ou disparaît selon la position du passant devant celles-ci. Explications.

« Quant on m’a proposé d’intervenir sur un projet artistique dans le cadre de la longue promenade envisagée le long du mur du TGV Atlantique à Malakoff (1), cet emplacement s’est tout de suite imposé à moi car je travaillais à ce moment là déjà sur la vision lointaine et rapprochée. Or, la partie du mur de soutènement du TGV Atlantique qui coupe Malakoff dégage une vision éloignée par la grande avenue qui vient buter sur le mur et une vision rapprochée lorsqu’on se déplace à pied.

Au départ, ce mur qui était ingrat à traiter m’est apparu comme l’élément d’un espace dans la ville plutôt qu’un mur seul. Travaillant avec des points, je me suis dit, si l’on voit ce mur de loin et de près, c’est un peu à l’échelle de la ville, le mur possible d’un musée sur les cimaises desquelles sont accrochées des oeuvres d’art. L’idée d’une promenade dans un musée imaginaire située dans la ville, destinée aux passants de la ville m’est apparue de cette façon là.
 
Ma préoccupation d’alors a été de donner à voir, comme des souvenirs fantomatiques, des oeuvres de l’histoire moderne et d’offrir des séquences par des tableaux très agrandis qui m’ont permis de donner une cadence à cette promenade.
 
LE CHOIX DE LA MOSAIQUE
 
La mosaïque c’est aussi imposée à moi parce que ce petit point que représente un carré de mosaïque de deux centimètres carrés correspondait totalement à l’échelle que je voulais donner comme point aux images de mon travail artistique. Il faut se rappeler qu’à l’époque on découvrait à peine les images infographiques, dessinées de façon grossière sur ordinateur. On voyait toujours la trame de ce qu’on a appelé une mosaïque qui existe comme matériau. Pour cette oeuvre, il s’agissait donc pour moi d’adapter le bon matériau au sens esthétique, qu’il résiste aux intempéries, au temps tout en tenant compte de la logique visuel... »
 
 
1) Beatrice Casadesus créatrice de centaines d’oeuvres habite à Malakoff où se trouve aussi son atelier

 

 

 

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COUR DE L’ECOLE PRIMAIRE FERNAND LEGER
La mosaïque des oiseaux sur fond rouge (1976)

Fernand Léger n’aurait pas renié cette fresque-mosaïque réalisée dans la cour de l’école primaire qui porte son nom, réalisée par la mosaïste Mélano Hoegger, lui qui très tôt s’intéressa à la décoration murale, l’intégration de la couleur dans la vie des cités pour effacer la grisaille des murs par des polychromies créant ainsi de nouveaux espaces par le jeu des couleurs .

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Fernand Léger n’aurait pas renié cette fresque-mosaïque réalisée dans la cour de l’école primaire qui porte son nom, réalisée par la mosaïste Mélano Hoegger, lui qui très tôt s’intéressa à la décoration murale, l’intégration de la couleur dans la vie des cités pour effacer la grisaille des murs par des polychromies créant ainsi de nouveaux espaces par le jeu des couleurs .

C’est Nadia Léger, la veuve du grand peintre, qui a fait don à la ville de Malakoff d’un carton représentant une oeuvre très connue, et faisant l’objet de très belles lithographies, sur un thème cher à l’artiste : les oiseaux et le fond rouge. 

Le thème des oiseaux est un aspect tardif dans l’oeuvre de Léger (années 50). L’artiste a toujours peint des animaux familiers, des animaux que les gens connaissaient bien et qu’ils voyaient tous les jours.

Les oiseaux ont été peint par Fernand Léger sur trois fonds différents de couleur : le bleu, le jaune, le rouge. Le musée national Fernand Léger à Biot (Alpes Maritimes) possède un tableau sur fond jaune et une tapisserie sur fond bleu. Le tableau original sur fond rouge se trouve au musée des arts décoratifs à Paris.

 Pour en savoir plus  :

Fernand Léger travaillait par séries de dessins, des toiles sur un même motif. On retrouve dans de nombreuses oeuvres des dernières années de sa création le motif des oiseaux, familiers pigeons des villes ou des champs qui virevoltent autour d’une sculpture abstraite. Léger ignorait complètement l’improvisation. Pour chaque oeuvre d’une série, il mesurait les contrastes des formes abstraites et figuratives, des couleurs, leurs rapports et leurs effets. La simplicité du thème correspondait à ses recherches du moment où parallèlement à la peinture il produisait dans l’atelier de Roland et Claude Brice, des sculptures en céramiques émaillées de couleurs vives. Il revint aussi à ses recherches préliminaires des années 37 à mi-chemin de l’abstraction et de la figuration, il composait des décors champêtres à partir d’éléments empruntés aux insectes et à la végétation ( voir Papillon et fleur, 1937, huile sur toile) .

Ces éléments choisis minutieusement suggèrent plus qu’ils ne figurent. L’effet des couleurs des aplats de la sculpture, des modelés des nuages complètent ce jeu de construction . Plus tard dans les branches de cette structure se glissent des oiseaux . L’agrandissement du motif , à l’échelle d’un mur de grand format ne peut poser de problème lorsque l’artiste a tout calculé .L’étude d’un thème et la recherche technique vont de pair et ce travail pour Léger était une activité heureuse. (Note de Nelly Maillard, documentaliste au Musée National Fernand Léger).

Léger n’a jamais changé d’avis sur l’importance de l’art dans le vie de l’homme et de son travail est toujours autant l’expression de sa personnalité que le service du spectateur : il veut le réjouir si son oeuvre doit-être placée dans un lieu de fête, exalter sa force et son esprit si elle doit figurer dans un lieu de travail note Pierre Descargues dans la monographie qu’il écrit avant la mort du maître. (Pierre Descargues, Fernand Léger, éditions cercle d’art, Paris, 1955)

Oeuvre visible de la voie publique (rue Ernest-Renan)

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GROUPE SCOLAIRE PAUL LANGEVIN
Les mosaïques de l’envol et des jeux de l’enfance

Deux mosaïques à thème ornent les façades du groupe scolaire Paul Langevin dans le sud de Malakoff près du Fort de Vanves. Celle située sur la façade de la salle de sport de l’école élémentaire évoque cinq envols d’oiseaux multicolores qui décrivent une certaine forme artistique du mouvement des oiseaux. L’autre qui orne une façade banale à l’arrière de l’école maternelle affiche une composition très colorée avec des motifs reproduisant des dessins de petits enfants. Deux œuvres attachantes !

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Deux mosaïques à thème ornent les façades du groupe scolaire Paul Langevin dans le sud de Malakoff près du Fort de Vanves. Celle située sur la façade de la salle de sport de l’école élémentaire évoque cinq envols d’oiseaux multicolores qui décrivent une certaine forme artistique du mouvement des oiseaux. L’autre qui orne une façade banale à l’arrière de l’école maternelle affiche une composition très colorée avec des motifs reproduisant des dessins de petits enfants. Deux œuvres attachantes !

La mosaïque est un art décoratif qui se prête bien à une expression artistique en extérieur. Plusieurs bâtiments publics de Malakoff portent des œuvres réalisées par des artistes contemporains. Les deux écoles du groupe scolaire Paul Langevin arborent sur leurs façades deux mosaïques exécutées peu après l’inauguration des bâtiments en 1962.

L’envol des oiseaux

La mosaïque qui courre sur plus de quatre mètres de long sur le haut de la façade vitrée de la salle de sports de l’école élémentaire comprend un fond bleu qui évoque le ciel, l’infini. Cinq oiseaux ailes déployées décrivent leur envol, cinq mouvements pour évoquer selon l’artiste le sentiment de liberté, de départ dans la vie que représente l’éducation. L’école offre la capacité d’agir pour « voler de ses propres ailes » .. Un beau symbole dans une cours d’école.

Jeux d’enfants

La mosaïque sur la façade de la maternelle exprime simplement l’enfance. A la façon d’une palette de peintre la mosaïque indique à travers des visuels sensibles les apprentissages pour le développement de l’enfant, par le jeu, les habilités par les formes, les activités artistiques liées aux couleurs...

Deux œuvres originales qui méritent d’être mieux connues et mises en valeur.

Recherches en cours sur l’artiste concepteur des œuvres.

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